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L’aventure suédoise et le rêve européen d’un hockeyeur de Gatineau

Portrait de William Venne.

William Venne a joué son hockey mineur avec l'Intrépide jusqu'en 2018, avant de prendre le chemin de l'Ontario, puis de la Suède (archives).

Photo : Facebook/L'Intrépide Nicolas-Gatineau: Juvénile D1

Après avoir vu sa saison de hockey senior être mise sur pause en raison de la COVID-19, le hockeyeur du secteur d’Aylmer, William Venne, a mis le cap sur la Suède pour le coup d’envoi de ce qu’il espère être le début d’une belle carrière en Europe.

Ce sont les contacts de Sylvain Gervais, son entraîneur-chef et directeur général avec les Royals de Bytown, un club d’Ottawa, qui ont permis à l’ancien de la Polyvalente Nicolas-Gatineau de faire le saut dans le troisième niveau de jeu professionnel de ce pays scandinave.

Force est d’admettre que William Venne sait faire bonne impression. Il a inscrit son premier but chez les professionnels dès son premier match. J’ai gardé la rondelle, a dit le hockeyeur, avec un brin de fierté.

Rapidement, il a constaté que le style de jeu préconisé en Suède est très différent de celui utilisé en Amérique du Nord. Avec la glace olympique, tu as beaucoup d’espace sur la patinoire pour patiner. Il y a moins de mises en échec qu’au Canada, c’est vraiment plus axé sur les habiletés et le coup de patin.

Un hockeyeur, photographié de dos.

L'ancien de l'Intrépide, William Venne, veut faire carrière en Europe (archives).

Photo : fournie par William Venne

En plus de jouer avec l’équipe professionnelle de Söderhamn/Ljusne, l’attaquant de 21 ans est également appelé à s’aligner avec le club junior de l’organisation, dans une ligue qui regroupe des patineurs de 16 à 22 ans.

Offensivement, il s’est signalé avec cinq points à ses deux premiers matchs. Il devra toutefois adapter son jeu physique à la moins grande tolérance des arbitres, qui lui ont déjà accordé 20 minutes de pénalité.

Je mesure 6 pieds 3 pouces. À mon premier match, j’ai plaqué un gars de 5 pieds 4 pouces. Sa tête a donc été le point de contact, alors j’ai été pénalisé pour deux minutes, en plus d’un 10 minutes de mauvaise conduite, a-t-il expliqué, conscient qu’il devra se tenir loin du cachot.

William Venne veut poursuivre sur sa bonne lancée afin de forcer la main de ses nouveaux patrons pour un contrat en vue de la prochaine saison. De fil en aiguille, il rêve de déployer son talent aux quatre coins du Vieux Continent.

Je veux me faire un nom. Je veux monter en première division, ou encore [jouer] en Allemagne ou en Suisse. Il y a de très belles ligues. Ça va dépendre de mes performances, mais si ça va très bien, je pourrais aussi revenir en Amérique du Nord.

Une gestion pandémique totalement différente

En Suède, William Venne a rapidement constaté que la pandémie de COVID-19 est gérée de façon complètement différente qu’au Canada. Dès le début de la crise sanitaire, la grande majorité des pays a choisi de se confiner, mais pas la Suède.

Au Canada, les clubs de hockey doivent suivre un protocole très strict, en plus de devoir se soumettre à des tests de dépistage fréquents. En Suède, c’est loin d’être le cas.

C’est vraiment un autre monde, c’est vraiment lousse comparativement au Canada. On est dans une bulle d’équipe, on ne voit pas des gens de l’extérieur, mais il n’y a pas vraiment de protocole à suivre, a constaté le Gatinois.

Malgré tout, les deux équipes de William Venne n'ont pas pu échapper au coronavirus. Depuis lundi, toutes leurs activités sont mises sur la glace à la suite de cas positifs auprès des joueurs et des dirigeants. Pour l'instant, le Gatinois est épargné. Si cela est toujours le cas, il pourra retourner sur la patinoire, samedi, en compagnie de tous ses coéquipiers dont les tests de dépistage s'avèrent négatifs.

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