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COVID-19 : la situation se stabilise dans certaines communautés autochtones

La communauté naskapie de Kawawachikamach.

La communauté naskapie de Kawawachikamach a connu son premier cas de COVID-19 le 22 décembre.

Photo : Radio-Canada / LAURENCE ROYER

La situation sanitaire semble s'améliorer dans certaines communautés autochtones de la Côte-Nord, alors que plusieurs d'entre elles sont aux prises avec une propagation importante de COVID-19.

La peur fait place à l'optimisme dans la communauté naskapie de Kawawachikamach, à l'extrême nord de la Côte-Nord.

Après une contamination fulgurante amorcée le 22 décembre, l'éclosion dans la communauté semble maintenant en voie de se terminer.

Le directeur général du CLSC Naskapi, où le virus a d'abord touché trois des quatre infirmières, indique que la trentaine de cas officiellement dépistés ne sont plus actifs, mais que d'autres résidents ont aussi pu recevoir un résultat positif à un test rapide fait à la maison.

Le centre de santé de Kawawachikamach.

Le CLSC Naskapi

Photo : Radio-Canada / LAURENCE ROYER

Il explique que les mesures sanitaires particulièrement strictes, comme la fermeture de l'accès à la communauté, pourraient être levées jeudi.

On a décidé de faire une semaine de plus de fermetures du village avec une barrière à l'entrée. Donc il y a très peu de mouvements d'un côté à l'autre. Disons que c'est beaucoup demander à la population, par contre, c'est ce qui va faire qu'on va arrêter l'éclosion, indique M. Tremblay.

Aucun résident de Kawawachikamach n’a dû être évacué de la communauté nordique en raison de la maladie.

Stabilisation à Uashat mak Mani-utenam

Si la contagion de la COVID-19 semble se stabiliser à Uashat mak Mani-utenam, la situation demeure préoccupante, selon le conseil de bande.

La communauté innue compte présentement 125 cas actifs de la maladie et un de ses membres est soigné aux soins intensifs.

La propagation n'est cependant plus aussi fulgurante que durant le temps des fêtes, selon le directeur de cabinet du chef de la communauté, Jean-Claude Therrien-Pinette.

Actuellement, on pourrait considérer qu'on génère autant de nouveaux cas que de guérisons, donc on peut considérer qu'on anticipe peut-être un plateau au cours des prochains jours et peut-être, éventuellement, un rétablissement au niveau de la communauté, espère M. Therrien-Pinette, qui fait partie du comité des mesures d’urgence de la communauté.

Jean-Claude Therrien-Pinette souriant.

Jean-Claude Therrien-Pinette est le chef de cabinet.

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Il indique toutefois que, contrairement à la santé publique québécoise, les autorités sanitaires de Uashat mak Mani-utenam continuent de tenter de retracer chaque cas dans la communauté et de mener des enquêtes épidémiologiques pour comprendre et freiner chaque éclosion.

L'accès à Uashat mak Mani-utenam est actuellement restreint par des guérites. M. Therrien-Pinette explique que la mesure sera appliquée tant que le nombre de cas et d'éclosions rendront impossible le contrôle de la propagation du virus.

Comme Denis Tremblay, Jean-Claude Therrien-Pinette dit comprendre la fatigue des citoyens devant les nombreuses restrictions à leur liberté et les remercie pour leur collaboration.

Par ailleurs, le conseil des Innus de Pessamit indiquait samedi sur leur page Facebook que la communauté compte actuellement 78 cas actifs de la COVID-19.

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