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Michel Charette dans Le bonheur : une nouvelle approche de la dépression

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De gauche à droite : Sandrine Bisson, Louise Bombardier, Michel Charette, Guillaume Cyr et Sam-Éloi Girard dans «Le bonheur»

Photo : Facebook/lebonheurserietele

Radio-Canada

Attention à ne pas interpréter au premier degré le titre de la nouvelle œuvre coscénarisée par François Avard. Dans le premier épisode de la série Le bonheur, diffusé mercredi dernier sur les ondes de TVA, un enseignant du secondaire exténué renverse son pupitre en plein cours en sermonnant agressivement ses élèves, avant de s’écraser au sol en position fœtale.

Ce prof au bout du rouleau, c’est François Plante, incarné par Michel Charette, qui renoue avec un état dépressif rappelant celui de Bruno Gagné, son personnage de sergent-détective dans le phénomène télévisuel District 31.

L’acteur tient cependant à préciser qu’il approche cette souffrance différemment dans les deux rôles. « Dans District 31, c’est une dépression dramatique. Dans Le bonheur, c’est une dépression comique. Mais il n'est pas en dépression longtemps. »

Tandis que Bruno Gagné, c’est de l’accumulation. Il n’y a rien qui n’est pas arrivé à ce personnage. Il est constamment confronté à la misère humaine, donc cette déchéance est échelonnée sur plusieurs années.

Coécrit par François Avard et Daniel Gagnon, deux anciens profs du secondaire, Le bonheur raconte l’histoire d’un homme qui décide de changer radicalement de vie à la suite de son épuisement professionnel en milieu scolaire.

Après sa crise, François Plante s’achète une petite ferme à la campagne, pour se désintoxiquer de la ville. Il a bon espoir, entre autres choses, d'y écrire le roman auquel il rêve depuis longtemps. Or le bonheur, contrairement à l’adage, n’est pas dans le pré.

Comme avec Les Bougon, François Avard profite de sa nouvelle série pour poser un regard satirique sur la société québécoise, mais avec une tonalité plus adaptée à l’époque. Il y a des choses qu’on ne peut plus dire aujourd’hui; on a évolué, concède Michel Charette. Mais ils [les coscénaristes] ont trouvé des manières parallèles pour faire passer le message.

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François Avard

Photo : Radio-Canada/Mathieu Arsenault

L’acteur donne comme exemple une intrigue tournant autour de travailleurs saisonniers mexicains, exposée durant le cinquième épisode. Ça varlope pas mal; ils ne sont pas allés dans la dentelle. Et tant mieux si ça peut provoquer des discussions et changer les choses. Il y a des affaires assez virulentes dans ce show, et je suis content de les défendre.

Le bonheur met également en vedette Sandrine Bisson dans le rôle la femme avenante de François, ainsi que Sam-Éloi Girard dans celui de son fils, un ado attardé de 22 ans en sabbatique de cégep. La série, qui compte  10 épisodes, est diffusée les mercredis à 21 h 30 sur les ondes de TVA.

Ce texte a été écrit à partir d'une entrevue réalisée par René Homier-Roy, de l’émission Culture club. Les propos ont été édités à des fins de clarté et de concision.

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