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Omicron perturbe plusieurs services de base aux États-Unis

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Les services de base – pompier, police, hôpitaux, et écoles – sont mis à rude épreuve devant la flambée des cas de COVID-19.

Photo : AP / Andrew Harnik

Associated Press

La hausse actuelle des infections de COVID-19, attribuable au variant Omicron, a des répercussions sur plusieurs services de base aux États-Unis, illustrant encore la façon dont la COVID-19 continue de bouleverser le quotidien plus de deux ans après le début de la pandémie.

Les pénuries d'employés à New York entraînent des retards dans les services du métro, dans la collecte des ordures et au service d'incendie. Les responsables de l'aéroport ont fermé les points de contrôle de sécurité dans le plus grand terminal de Phoenix en Arizona et les écoles de tout le pays ont du mal à trouver des enseignants pour leurs salles de classe.

Je pense que cela rappelle vraiment à tout le monde quand la COVID-19 est apparue pour la première fois et qu'il y a eu de telles perturbations majeures dans tous les aspects de notre vie normale, a déclaré Tom Cotter, directeur des interventions d'urgence et de la préparation à l'ONG humanitaire Project HOPE.

« La triste réalité est qu'il n'y a aucun moyen de prédire ce qui se passera ensuite tant que nous n'aurons pas augmenté la vaccination dans le monde. »

— Une citation de  Tom Cotter, directeur des interventions d'urgence et de la préparation pour Project HOPE.

Les intervenants de première ligne, dans les hôpitaux, les écoles et les agences gouvernementales ont utilisé une approche globale pour assurer la sécurité du public, mais ils se demandent pendant combien de temps ils pourront continuer à le faire.

Perturbations dans les hôpitaux

Dans le comté de Johnson, au Kansas, les ambulanciers paramédicaux travaillent 80 heures par semaine. Les ambulances ont souvent été obligées de modifier leur trajectoire lorsque les hôpitaux vers lesquels elles se dirigeaient leur disaient qu'ils étaient trop débordés pour les aider.

Lorsque les ambulances arrivent dans les hôpitaux, certains de leurs patients qui ont besoin de soins urgents se retrouvent dans les salles d'attente, car il n'y a pas de lits.

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À New York, les autorités ont déclaré jeudi que 28 % des ambulanciers étaient malades.

Photo : Getty Images / AFP / Angela Weiss

Un hôpital en milieu rural n'avait pas d'endroit où envoyer ses patients sous dialyse cette semaine, le personnel de l'hôpital a consulté un manuel et essayé d'installer des cathéters, témoigne le Dr Steve Stites, médecin en chef de l'hôpital de l'Université du Kansas.

Les établissements médicaux ont été touchés par un double coup dur, souligne-t-il. Le nombre de patients atteint de la COVID-19 à l'hôpital de l'Université du Kansas est passé de 40 le 1er décembre à 139 vendredi. Dans le même temps, plus de 900 employés ont été malades de la COVID-19 ou attendent les résultats des tests, soit 7 % des 13 500 employés de l'hôpital.

« Ce que j'espère, et nous allons croiser les doigts, c'est qu'à son apogée, peut-être qu'Omicron aura la même chute rapide que celle que nous avons vue en Afrique du Sud. Nous ne le savons pas. C'est juste de l'espoir. »

— Une citation de  Dr Steve Stites, médecin en chef de l'hôpital de l'Université du Kansas

Le variant Omicron se propage encore plus facilement que les autres souches de coronavirus et est déjà devenu dominant dans de nombreux pays. Il infecte également plus facilement ceux qui ont été vaccinés ou qui avaient déjà été infectés par des versions antérieures du virus.

Cependant, les premières études montrent qu'Omicron est moins susceptible de provoquer une maladie grave que le variant Delta. La vaccination – particulièrement après un rappel – offre toujours une forte protection contre les maladies graves, l'hospitalisation et la mort.

Pourtant, sa transmissibilité facile a conduit à une montée en flèche des cas aux États-Unis, ce qui perturbe à la fois les entreprises, les bureaux du gouvernement et les services publics.

Pénurie de personnel dans les services de base

Dans le centre-ville de Boise, dans l'Idaho, les clients faisaient la queue devant une pharmacie avant son ouverture vendredi matin et peu de temps après, la file d'attente s'est étendue à l'intérieur de la grande succursale. Les pharmacies ont été durement touchées par des pénuries de personnel, soit parce que les employés sont malades, soit parce qu'ils sont simplement partis.

La technicienne en pharmacie Anecia Mascorro a déclaré qu'avant la pandémie, la pharmacie Sav-On où elle travaille avait toujours des ordonnances prêtes pour le lendemain. Maintenant, il faut beaucoup plus de temps pour remplir les centaines de commandes qui affluent.

La demande est folle, a déclaré Anecia Mascorro.

À Los Angeles, plus de 800 policiers et pompiers ont été mis à l'écart à cause du virus jeudi, entraînant des temps d'intervention légèrement plus longs pour les ambulances et les pompiers.

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Une tente de dépistage de la COVID-19 a été installée en plein cœur de Times Square, sur l'île de Manhattan, à New York.

Photo : Getty Images / AFP/KENA BETANCUR

À New York, les autorités ont dû retarder ou réduire les services du métro et de la collecte des ordures en raison d'une pénurie de personnel attribuable à la COVID-19. La Metropolitan Transportation Authority a déclaré qu'environ un cinquième des opérateurs et conducteurs de métro, soit 1300 personnes, étaient absents ces derniers jours. Près d'un quart des employés du service d'assainissement de la ville étaient malades jeudi, a déclaré le commissaire à l'assainissement Edward Grayson.

Toujours à New York, les responsables ont déclaré jeudi que 28 % des ambulanciers étaient malades, contre environ 8 % à 10 % en temps normal. Deux fois plus de pompiers que d'habitude étaient également absents.

En revanche, le service de police a vu son taux d'employés malades baisser au cours de la semaine dernière, ont déclaré des responsables.

À l'aéroport international de Phoenix Sky Harbor, deux points de contrôle du terminal le plus fréquenté de l'aéroport ont été fermés, car trop peu d'agents de la Transportation Security Administration (TSA) se sont présentés au travail, selon les déclarations des responsables de l'aéroport et de la TSA.

Des répercussions de New York jusqu'à Hawaï

Pendant ce temps, les écoles d'un océan à l'autre ont essayé de maintenir l'enseignement en personne malgré les absences de nombreux enseignants. À Chicago, un conflit entre le district scolaire et le syndicat des enseignants au sujet de l'apprentissage à distance et des protocoles de sécurité relatifs à la COVID-19 a entraîné l'annulation des cours durant les trois derniers jours. À San Francisco, près de 900 éducateurs et assistants étaient malades jeudi.

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Les cours dans les écoles de plusieurs États sont perturbés en raison du manque de personnel.

Photo : Reuters / Andrew Kelly

À Hawaï, 1600 enseignants et membres du personnel étaient absents mercredi pour cause de maladie, de vacances ou de congés préétablis. Le syndicat des enseignants de l'État a reproché aux responsables de l'éducation de n'avoir pas su anticiper l'absence de professeurs. Osa Tui, chef de l'Association des enseignants de l'État d'Hawaï, a déclaré que des conseillers et des gardes de sécurité étaient contraints d'aller garder une salle de classe.

C'est très inapproprié, a déclaré Osa Tui lors d'une conférence de presse. Avoir ce modèle où il y a tellement d'enseignants et que le département dise : ''envoyez votre enfant dans une salle de classe qui n'a pas d'enseignant'', à quoi cela sert-il?

À New Haven, au Connecticut, où des centaines d'enseignants étaient absents chaque jour cette semaine, les administrateurs ont aidé dans les salles de classe. Certains enseignants disent qu'ils apprécient cette mesure, mais que cela peut être déconcertant pour les élèves, ajoutant à la détresse physique et psychologique qu'ils ressentent déjà à cause de la pandémie.

Jusqu'où l'élastique peut-il s'étirer ici? s'interroge Leslie Blatteau, présidente de la Fédération des enseignants de New Haven.

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