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Le délestage fait craindre le pire en Outaouais

Deux infirmières au travail dans une salle d'opération.

Le délestage actuel en Outaouais a de graves conséquences pour les patients en attente d'une chirurgie.

Photo : Getty Images

Radio-Canada

Le délestage actuel en Outaouais pourrait s'aggraver dans les prochains jours et les prochaines semaines en raison de la pandémie, et cela a des conséquences pour plusieurs patients en attente d'une intervention médicale.

Mon état d’esprit en ce moment, c’est celui de la résignation, laisse tomber Josey Bouchard, une patiente en attente d’une chirurgie.

Ses rendez-vous pour faire suite à une opération chirurgicale qu’elle a subie à l’intestin à l’été 2020 sont inlassablement reportés, dit-elle. Mme Bouchard vit depuis plus d’un an et demi avec un sac de colostomie.

Une femme en entrevue.

Josey Bouchard, une patiente de l'Outaouais en attente d'une chirurgie.

Photo : Radio-Canada

« C’est infernal.  »

— Une citation de  Josey Bouchard, une patiente en attente d’une chirurgie

Je suis en colère contre les antivax! Ces gens-là ne réalisent pas les embûches qu’ils nous imposent et le pouvoir qu’ils ont sur les non-vaccinés, sur le système de santé et sur des infirmières et des médecins qui sont épuisés, décrit la patiente.

Un problème d’éthique?

Le témoignage de Josey Bouchard indigne le président d’Action Outaouais, Denis Marcheterre : Il y a des cas urgents, souvent des non-vaccinés, qui vont passer en priorité devant des gens qui ont d’autres cas difficiles comme des maladies cardiaques ou des cancers et qui sont vaccinés, mais qui ne sont pas prioritaires, alors je trouve qu’il y a un problème d’éthique.

Denis Marcheterre pose pour la caméra.

Denis Marcheterre, président du conseil d'administration d’Action santé Outaouais (archives)

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Or, pour d’autres, ce dilemme moral n’a pas sa place dans le système de santé canadien qui se fonde sur la solidarité, c’est-à-dire, sur le fait que les patients ne sont pas jugés selon leurs convictions personnelles quand vient le temps de les soigner.

Par exemple, est-ce qu’on pénalise les personnes qui continuent à fumer parce que ces personnes-là sont plus à risque d’avoir un cancer des poumons? Il faut se rappeler que traiter ces personnes-là coûte très cher, commente pour sa part Monique Lanoix, professeur de philosophie à l'Université Saint-Paul et spécialiste en bioéthique.

Une femme en entrevue.

Monique Lanoix, professeur de philosophie à l'Université Saint-Paul et spécialiste en bioéthique

Photo : Radio-Canada

L'éthique, c’est de se fier aux critères médicaux et d'urgence pour prioriser ou non une intervention, précise Mme Lanoix.

Avec les informations de Nafi Alibert

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