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Des animaux sauvages aux petits oignons dans un refuge de Matane

De nombreux ratons-laveurs dans un enclos.

Les ratons-laveurs seront relâchés dans leur milieu naturel après leur réhabilitation, si leur condition le permet.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Radio-Canada

La dernière année a été très occupée au refuge Chez Marmy, à Matane. Ce centre de réhabilitation privé, qui recueille des animaux sauvages orphelins et blessés dans le but de les réintégrer dans leur milieu naturel, a vu le nombre de demandes bondir d'au moins 60 %.

Dans ce refuge matanais, une centaine de bêtes ont été réhabilitées au cours des 12 derniers mois. On mise sur la réhabilitation pour les remettre dans la nature, assure Gaétane Bernier, propriétaire de Chez Marmy.

On y rencontre notamment Arnold le bouc, Sunny le coyote et Meeko, un attachant raton laveur qui semble s'être taillé une place de choix dans le cœur de Gaétane Bernier. Si certains animaux peuvent retourner à l'état sauvage après leur séjour au refuge, d’autres, comme lui, doivent plutôt y résider de façon permanente.

Un coyote caché dans un pneu avec de la viande.

Sunny le coyote

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Mais qu'importe : la Matanaise ne dit jamais non à ce qu'un nouveau membre s'ajoute à sa grande famille. Cette année a été la plus grosse année au centre de réhabilitation. On a accueilli 24 ratons laveurs, deux renards, un coyote, plein de petits oiseaux, des chèvres, des lapins… On n'a pas chômé!

Pour répondre à cette demande grandissante, Mme Bernier et son conjoint ont dû améliorer leurs installations en construisant notamment un enclos sécuritaire pour le coyote et un nouvel abri pour les ratons laveurs.

Un raton laveur dans une cage.

Ce raton laveur appelé Meeko vit de façon permanente au refuge.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

L'année 2022 s'annonce tout aussi occupée au refuge puisque la propriétaire veut être prête à héberger de plus grands locataires : Il nous reste au moins trois enclos à construire : un pour accueillir au moins les cervidés, les chevreuils et les originaux, un pour accueillir les ours et les lynx, et un autre enclos multiespèces.

Une nouvelle remorque acquise grâce à des donateurs en 2021 facilitera grandement les opérations, entre autres pour secourir des animaux de plus grande taille.

Gaétane Bernier devant des enclos.

Gaétane Bernier est la propriétaire du refuge Chez Marmy, situé à Matane.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Gaétane Bernier a l'habitude de solliciter l'aide de ses concitoyens. En soins vétérinaires et en nourriture seulement, la facture de Chez Marmy atteint de 15 000 $ à 20 000 dollars chaque année.

Le refuge dépend des dons en matériel et en argent du public. Le reste des fonds nécessaires sort directement de la poche de Mme Bernier. Rien, néanmoins, pour décourager la bonne Samaritaine, qui ne compte pas ses heures pour prendre soin des petites et des grandes bêtes recueillies.

« Tous les animaux ont le droit à une chance. Tous, tous, tous! Sans exception. »

— Une citation de  Gaétane Bernier, propriétaire du refuge Chez Marmy

Quand on voit le petit bébé arriver, qu’on se dit : "Si je ne l’avais pas sauvé, il serait mort", lui donner les soins pour essayer de le sauver… Quand tu le vois grandir et qu'au printemps, tu le relâches… Ça, c’est notre trophée, notre récompense.

Des boucs dans un enclos.

Arnold le bouc et ses comparses

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Le refuge privé a commencé des démarches afin de devenir un organisme de bienfaisance.

Mme Bernier espère pouvoir délivrer, au cours des prochains mois, des reçus officiels de dons à ceux et celles qui contribueront financièrement à la cause qui lui tient tant à cœur.

Deux renards se trouvent au fond d'un enclos aménagé.

L'enclos des renards

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

D’après le reportage de Roxanne Langlois

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