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Vol PS-752 : Justin Trudeau met l’Iran en garde

Une femme allume un lampion lors d'une veillée à la mémoire des victimes de l'écrasement du vol PS-752.

Des membres de la communauté se sont réunis dans le nord de Toronto pour honorer la mémoire des victimes.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Le Canada « n’aura pas de répit » tant que l'Iran ne sera pas tenu responsable de l'écrasement d'un avion de ligne d’Ukraine International Airlines peu après le décollage à Téhéran, il y a deux ans.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a fait cette déclaration par visioconférence samedi lors d’une cérémonie à Toronto, deux ans après la tragédie qui a fait 176 victimes, dont une centaine qui avaient des liens avec le Canada.

Je vous promets que nous continuerons toujours à nous battre pour obtenir la responsabilité, la transparence et la justice que vous méritez, a déclaré M. Trudeau lors d'une cérémonie virtuelle pour les victimes de la tragédie.

Deux missiles avaient frappé l’avion de l’Ukraine International Airlines peu après son décollage de Téhéran le 8 janvier 2020.

Justin Trudeau a parlé de l’inacceptable mépris total pour la vie humaine des Iraniens.

Une femme pleure lors d'une cérémonie à la chandelle à Toronto à la mémoire des victimes de l'écrasement du vol PS-752.

La lutte pour obtenir justice laisse peu de temps pour vivre le deuil, selon des proches.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

De leur côté, les conservateurs demandent au gouvernement d’imposer des sanctions à l’Iran pour son manque de coopération.

Le gouvernement libéral doit utiliser tous les outils disponibles au niveau national et international pour obtenir une indemnisation pour les victimes en raison du refus de l’Iran de négocier, ont affirmé les députés Michael Chong, James Bezan et Melissa Lantsman dans un communiqué.

Les conservateurs demandent également au gouvernement de lancer des discussions avec l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), une agence des Nations unies basée à Montréal, pour limiter la capacité de l’Iran à voler dans l’espace international jusqu’à ce qu’il accepte de coopérer à l’enquête.

Kourosh Doustshenas, qui a perdu sa fiancée Forough Khadem dans l’écrasement, raconte que le combat pour que l’Iran soit tenu responsable laisse bien peu d’énergie pour guérir.

Deux ans plus tard, a-t-il raconté dans une entrevue téléphonique de Winnipeg, la blessure est toujours vive tout comme celle de plusieurs qui, comme moi, ont perdu un être cher.

Hamed Esmaeilion devant un collage des photos des victimes de l'écrasement.

Hamed Esmaeilion a perdu son épouse et sa fille dans l'écrasement du vol 752.

Photo : Radio-Canada / capture d'écran

Nous sommes à bout de patience, a déclaré Hamed Esmaeilion, de l’Association des familles des victimes du vol PS-752.

Ce groupe réclame que l'affaire passe devant l'OACI et que la GRC lance une enquête criminelle.

Il demande également des mandats d'arrêt contre les hauts dirigeants politiques et militaires iraniens ainsi que la désignation comme organisation terroriste des Gardiens de la révolution islamique iraniens.

Le rapport final de l'Iran sur la tragédie citait une erreur humaine, affirmant que l'avion avait été abattu après avoir été mal identifié comme une cible hostile par la défense aérienne. Il a blâmé le personnel militaire pour l'erreur.

Mais le Canada et ses alliés, dont le Royaume-Uni, ont rejeté cette justification comme étant insuffisante. Ils ont demandé une enquête indépendante.

Le Canada n’est pas parvenu à négocier une compensation pour les familles touchées.

Avec les informations de La Presse canadienne

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