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Les commandes pour emporter ne suffisent pas à faire vivre les restaurateurs

Une table vide dans un restaurant.

Les salles à manger des restaurants et des bars et les terrasses des bars devront demeurer fermées pour le moment.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Une semaine après la fermeture des salles à manger en vertu des nouvelles règles sanitaires, la situation demeure difficile pour les restaurateurs, car la popularité des commandes à emporter ne suffit pas à éponger les pertes.

Ainsi, le moral est assez bas ces temps-ci. Certains restaurateurs ont même dû mettre à pied presque tous leurs employés.

D’autres ont aussi mentionné qu'avec les mesures sanitaires qui changent constamment, il devient compliqué pour les clients de savoir si les restaurants sont ouverts et s'ils livrent.

Par contre, certains demeurent optimistes et croient que le temps jouera pour eux. C’est notamment le cas de la microbrasserie Hopera, à Jonquière.

En ce moment, c'est assez tranquille. On vit plus une espèce de tape dans le dos de la part des clients qui veulent nous soutenir. Évidemment, avec le take out, on perd un peu l'expérience qu'on a en venant sur place. C'est plus, je pense, pour nous encourager que les gens embarquent. Mais progressivement, je crois qu'on va retrouver un rythme un peu plus soutenu dans la production de pizzas, a expliqué le copropriétaire, Vladimir Antonoff.

Vladimir Antonoff dans son restaurant.

Le copropriétaire de la microbrasserie Hopera, Vladimir Antonoff (archives)

Photo : Radio-Canada

L’annonce de la fermeture des salles à manger, faite le 30 décembre pour entrer en vigueur le lendemain, 31 décembre, n’a pas laissé le temps aux restaurateurs de voir venir le coup. Certains ont donc perdu des réserves, mais d'autres avaient plutôt vu la situation approcher à grands pas et se sont adaptés, comme la Buvette T, à Saint-Henri-de-Taillon.

Moi, c'était juste les partys de bureau que j'avais ici, alors quand ils ont annoncé la salle à 50 %, déjà là, tout le monde avait annulé. J'avais planifié, congelé ma nourriture, annulé ma dernière commande, donc là-dessus on était préparés, donc la perte de nourriture a été minime. Je suis chanceux, contrairement à d'autres personnes où ce n'était pas le cas, a indiqué  Thomas-Devaux Martel, chef-propriétaire de la Buvette T.

Un homme pose devant un restaurant.

Thomas-Deveaux Martel est chef-propriétaire de la Buvette T à Saint-Henri-de-Taillon.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Il y a même des microbrasseries qui ont tout simplement arrêté leur production afin de limiter les pertes ainsi que des restaurants, comme le Bistro Summum à Chicoutimi, qui n'offrent pas la possibilité de placer des commandes pour emporter à cause de la situation difficile et de leur volonté de prendre soin de leurs employés.

D'après un reportage de Béatrice Rooney

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