•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le retour de Cédrick Andrée, le départ d’Anthony Beauchamp

Montage photos montrant deux hockeyeurs.

Cédrick Andrée, d'Orléans, quitte les rangs professionnels pour l'université tandis qu'Anthony Beauchamp, de Thurso, fait le chemin inverse.

Photo : Stingrays de South Carolina et Tiffany Luke

Au cours des dernières semaines, une quarantaine de hockeyeurs universitaires canadiens ont fait le saut chez les professionnels. L’attaquant de Thurso, Anthony Beauchamp, est l’un d’eux. Pendant ce temps, le gardien de but d’Orléans, Cédrick Andrée, a fait bande à part en optant pour le chemin inverse.

Pour l’ancien cerbère des 67 d’Ottawa, cela n’a pas été une décision facile. Au cours de la dernière année, il a vécu la vie qu’il a toujours rêvée, celle d’un hockeyeur professionnel. Cette saison, Cédrick Andrée a défendu la cage des Stingrays de la Caroline du Sud, dans la ECHL, une ligue à deux échelons de la LNH.

C’était l’fun. Ta vie, c’est le hockey. Le matin, tu t’entraînes. Le soir, tu joues. Entre-temps, tu peux aller jouer au golf avec les boys. C’est tout ce que t’as à faire!

Dans ce cas, pourquoi choisir de retourner sur les bancs d’école et de porter les couleurs des Panthers de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard? Si je n’aime pas l’université, je peux retourner en Caroline du Sud. Mon coach me l’a confirmé.

En revanche, s’il jouait un match professionnel après le 1er janvier, il aurait dû attendre une année complète avant de pouvoir enfiler le chandail d’une université canadienne, tel que l’exige le règlement.

Cédrick Andrée devant le filet des 67 d'Ottawa en 2018.

Mis à part un cours pour devenir agent immobilier, Cédrick Andrée n'a pas ouvert ses livres d'école depuis plus de trois ans (archives).

Photo : Getty Images / Graig Abel

Au cours des derniers mois, l’entraîneur-chef des Panthers, Forbes MacPherson, était à ses trousses pour le convaincre de joindre son programme. Cédrick Andrée s’est finalement laissé convaincre d’accepter son offre.

Les Panthers accueillent le championnat national en 2023, alors ils font un gros recrutement pour ça. Je vais donc jouer pour une bonne équipe, a dit celui qui partagera le filet avec Jonah Capriotti.

Le gardien des 67 se relève après avoir effectué un arrêt.

Cédrick Andrée a connu beaucoup de succès lors de son passage avec les 67 (archives).

Photo : Gracieuseté de Valerie Wutti

Cédrick Andrée a terminé sa 12e année au printemps 2018. À ses deux dernières saisons avec les 67, il a choisi de suivre un cours pour devenir agent immobilier plutôt que de poursuivre son chemin à l’université.

Je n’ai pas fait de devoirs depuis bientôt quatre ans! Je vais étudier au baccalauréat en arts, avec une majeure en physique. J’ai pris mandarin comme cours à option. J’ai bien hâte de voir tout cela, s’est-il exclamé en riant.

Le début du rêve d’Anthony Beauchamp

Pendant que le portier franco-ontarien met son rêve sur la glace, le patineur québécois, Anthony Beauchamp, a choisi de vivre le sien.

Un an et demi après avoir choisi de déménager à Toronto avec sa copine, la chanteuse Samantha Neves, il a choisi de quitter les bancs d’école pour la vie professionnelle, avec les Swamp Rabbits de Greenville, un club de la ECHL.

Comme bon nombre de hockeyeurs universitaires, l’incertitude quant à la reprise des activités l’a incité à devancer la signature de son premier contrat professionnel.

Mon plan initial était de le faire à la fin de la saison, mais avec tout ce qui se passe, mon agent et moi avons trouvé que c’était une bonne idée de faire le saut maintenant.

Anthony Beauchamp en possession de la rondelle.

Anthony Beauchamp a étudié un an et demi à l'Université de Toronto, mais la pandémie l'a limité à trois matchs avec leur équipe de hockey (archives).

Photo : Tiffany Luke/Varsity Blues de l'Université de Toronto

À son arrivée à Greenville, Anthony Beauchamp s’est rapidement fait expliquer ce que l’on attendait de lui. L’équipe cherchait depuis un certain temps à mettre la main sur un joueur pouvant remplir un rôle précis.

Greenville est un gros marché de la ECHL, et il leur manquait un peu de toughness, d’intensité. Le coach voulait un joueur avec mes forces, mon coup de patin, mon intensité et mon attitude. Ça va pas mal être ça mon rôle, a-t-il expliqué en entrevue alors qu’il venait de s’installer dans son appartement.

Anthony Beauchamp en train de glisser sur la patinoire.

À son premier match avec les Swamp Rabbits de Greenville, Anthony Beauchamp a été blanchi de la feuille de pointage.

Photo : Swamp Rabbits de Greenville

Dans quelques années, le Gatinois souhaite parler des Swamp Rabbits comme étant la formation qui lui a donné sa première chance chez les professionnels. Il espère que la Caroline du Sud lui servira de tremplin.

Je suis excité et content. Être un professionnel, c’est une chose, mais il y a encore deux niveaux [auxquels] je peux accéder. Je veux bien faire et bien me développer, a dit l’ancien de l’Intrépide et des Olympiques.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !