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L’accès à la troisième dose est difficile pour certaines personnes âgées

Une personne âgée reçoit sa première dose du vaccin.

Certaines personnes âgées ont toujours de la difficulté à recevoir leur troisième dose du vaccin contre la COVID-19.

Photo :  CBC / Evan Mitsui

Radio-Canada

Alors que le nombre de cas réel de COVID-19 continue d’augmenter, certains Ontariens vulnérables ont encore de la difficulté à obtenir leur troisième dose du vaccin contre la COVID-19.

Des personnes âgées qui habitent dans des foyers de soins de longue durée ou qui sont confinées à domicile racontent que, malgré des efforts considérables, elles ne trouvent pas moyen d’obtenir une dose de rappel, alors que plusieurs personnes plus jeunes sont désormais triplement vaccinées.

Ralph Gibson et sa femme, qui sont âgés de 89 et 90 ans respectivement, ont tous deux reçu seulement deux doses du vaccin. Or, il y a une éclosion de COVID-19 dans leur foyer de soins de longue durée. Au moins 13 membres du personnel du centre Harold et Grace Baker à Toronto ont été testés positifs.

Il n’y a aucun cas parmi les résidents, qui ne peuvent pas quitter leur chambre et se font livrer leurs repas à leur porte.

C’est un peu l’enfer. Je comprends que c’est nécessaire, mais cela ne veut pas dire que j’aime ça, lance M. Gibson au sujet du confinement.

Il a essayé, avec l’aide de son fils, d’obtenir un rendez-vous pour la troisième dose du vaccin pendant des semaines, mais en vain.

J’ai continué d’essayer parce que je voulais que ma femme et moi ayons le plus de protection possible, mais mes efforts n’ont abouti à rien, dit-il.

Le fils de M. Gibson, Corey, est à l’étranger en ce moment. Il dit avoir fait tout ce qu’il pouvait faire pour aider, mais il pense que c’est la responsabilité du foyer et de la santé publique d’organiser des rendez-vous pour la troisième dose.

C’est frustrant parce qu’ils sont dans une situation où il y a une éclosion dans le foyer. Ils considèrent peut-être les personnes âgées comme une population vulnérable, mais ils n’ont pas facilité la vaccination pour cette population, partage Corey Gibson.

Le Centre Harold et Grace Baker a tenu sa dernière clinique de vaccination en novembre, mais à ce moment-là, le couple n’était pas admissible à une dose de rappel, en raison de l’intervalle recommandé entre leurs deuxièmes et troisièmes doses.

L’exploitant du foyer, Revera Living, a indiqué dans un communiqué qu’il collabore avec la santé publique de Toronto afin d’organiser une clinique de vaccination ce mois-ci. Ils vont offrir aux résidents une troisième dose, si nécessaire, ainsi qu’une quatrième dose.

Les personnes âgées qui vivent seules ont également des difficultés

Marilyn Hall a 84 ans et elle vit à Toronto. Elle a reçu deux doses du vaccin contre la COVID-19 et essaie d’en recevoir une troisième, mais ce n’est pas facile, selon elle.

Je n’ai pas de service parce que je ne peux pas sortir et faire la file et je n’ai pas accès à l’Internet. (La santé publique) dit que je suis sur une liste quelque part et quand mon nom va apparaître, je vais pouvoir me faire vacciner, constate Mme Hall.

Marilyn Hall ne peut plus marcher depuis quatre ans. Il faut deux personnes pour la mettre dans son fauteuil roulant, et l’année dernière, elle a appris qu’elle était atteinte d’un cancer.

J’étais en colère hier en entendant qu’ils avaient une clinique de vaccination dans une école proche de chez moi. Si c’était une journée d’été, j’aurais peut-être pu y aller, mais ce n’est pas possible pendant l’hiver, lance-t-elle.

De son côté, Bill Finlay est un vétéran de la Deuxième Guerre mondiale de 102 ans et habite à Oakville. Il a des problèmes de mobilité et de respiration.

La fille de M. Finlay, Dorothy Brockbank, a cherché longtemps un moyen pour qu’il puisse avoir sa troisième dose de vaccin contre la COVID-19.

Il a besoin d’être protégé le plus possible. Et pourtant, rien ne se passe, partage Mme Brockbank.

En décembre, M. Finlay avait été accepté dans un programme de vaccination mobile de la région de Halton. Plus tôt cette semaine, la clinique a été annulée.

En plus de communiquer avec son unité de santé publique locale, Mme Brockbank a aussi communiqué avec son député fédéral et provincial. Elle a reçu des réponses, mais aucune action concrète. Elle a l’impression que tout le monde se renvoie la balle.

Je trouve que les gens disent qu’ils s’intéressent à la question, mais que ce n’est pas vrai, dit-elle. Si quelqu’un voulait réellement régler le problème, il pourrait le faire, mais les autorités choisissent simplement de ne rien faire.

Avec les informations de CBC

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