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Roland Picard, un pionnier du tir à l’arc en Atlantique, s’éteint à 89 ans

Homme âgé devant des arcs.

Roland Picard a été un précurseur pour le tir à l'arc, tant en compétition que pour la chasse.

Photo : Famille Picard

Le monde du tir à l'arc pleure l'un de ses membres les plus importants au Canada Atlantique. Roland Picard est mort après une courte maladie à l'âge de 89 ans, à Edmundston.

Monsieur Picard a été un pionnier dans le développement du tir à l'arc dans la région. Il a fondé le Club des Archers d'Edmundston, il y a 62 ans, le premier du genre dans les provinces de l'Atlantique. Il a aussi influencé plusieurs athlètes qui ont connu du succès dans ce sport.

Une photo en noir et blanc de quatre hommes avec leur arc.

Le Club des Archers d'Edmundston a été fondé en 1959, par Roland Picard.

Photo : Facebook / @depuis1959

Il était un fondateur, un organisateur et un passionné, déclare l'un de ses fils, Jules Picard. Tout a commencé par lui. C'est une page qui se tourne.

Ça fait toujours de la peine de voir un personnage comme lui nous quitter, renchérit pour sa part Hermel Volpé, qui a gagné six fois le championnat canadien de tir à l'arc. Il était le père des archers d'Edmundston.

Trois personnes parlent devant des arcs.

En 2009, lors du 50e anniversaire du Club des Archers d'Edmundston, Hermel Volpé, à gauche, discute avec Roland Picard.

Photo : Radio-Canada / Bernard Lebel

Hermel Volpé se dit même que, si le club n'avait pas été fondé à Edmundston, il n'aurait jamais touché à ce sport et n'aurait pas connu autant de succès sur les scènes nationales et provinciales. Ses exploits sont reconnus internationalement et il a été élu au Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick.

« Je revenais d'un accident de travail et de la compétition, je ne voulais pas en faire. J'étais un ancien lutteur olympique et je voulais seulement m'amuser. Monsieur Picard m'avait dit: toi, t'es solide le jeune, j'aimerais bien avoir tes bras parce que moi, je ferais de la compétition. Ben, je pense que ça n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. »

— Une citation de  Hermel Volpé

La dernière fois que j'ai vu M. Picard, il tirait de l'arc, encore, dans une compétition!, ajoute M. Volpé. C'était une personne déterminée et passionnée.

Un coup du hasard qui atteint la cible

Roland Picard a le coup de foudre pour le tir à l'arc en 1956. Photographe de profession, il échange de l'équipement photographique contre un arc et des flèches que lui apporte un client à son studio.

C'est le coup de foudre!

Puis, il a aimé ça et a fondé le Club des Archers, en 1959, rappelle Jules Picard. Cette passion s'est transmise de père en fils, car Jules a occupé la présidence de l'organisme pendant quatre ans.

Une photo des archives du Club des Archers d'Edmundston.

Une photo des archives du Club des Archers d'Edmundston.

Photo : Facebook / @depuis1959

C'est un innovateur, souligne aussi M. Volpé. On lui doit une étiquette pour l'habillement lors des compétitions, par exemple. Il voulait un sport noble.

Quand de nouveaux adeptes se joignaient au club, son expérience sur la façon d'ajuster l'équipement et sur l'entraînement profitait aux jeunes.

Un sportif et un chasseur

Il a lancé le sport de compétition, mais il a aussi milité auprès du gouvernement pour avoir une saison de chasse à l'arc au Nouveau-Brunswick. Il avait créé des tournois de tir sur des cibles animalières en styromousse, lance M. Volpé.

D'ailleurs, lors d'un reportage à l'émission Sport Mag, de Radio-Canada Acadie, en 1982, Roland Picard déclarait au journaliste Yvon Michaud que la chasse à l'arc remplaçait la chasse au fusil.

Homme avec un chapeau et une veste de chasse, image d'archives.

Roland Picard, en entrevue à Sport Mag, en 1982, lors d'une excursion de chasse à l'arc.

Photo : Radio-Canada

J'aime mieux l'arc pour la perdrix et le chevreuil. Je suis rendu là!, confie-t-il au vétéran journaliste. C'est plus difficile, mais tu as une satisfaction personnelle après avoir réussi. Et il n'y a pas de pollution du bruit. Ça ne mène pas de train.

Des arcs fabriqués à la main

Roland Picard demeurait à l'affût des nouveautés dans le sport, dont les arcs et les flèches.

Jules.

L'amour pour les arcs de Jules Picard remonte à son enfance. Derrière lui, on voit quelques produits faits de ses mains.

Photo : Radio-Canada / Michel le samedi

En 1995, sa passion le pousse à se lancer dans la confection d'arcs traditionnels. Au début, ce n'était que pour la région d'ici, raconte Jules Picard, qui a pris la relève de son père dans cette entreprise nommée Arcs Picard Bows. Maintenant, il en vend ailleurs au Canada et en Europe.

Roland Picard a vécu sa passion à fond. On raconte même qu'il faisait encore des démonstrations de tir à l'arc à sa résidence pour personnes âgées, quelques mois avant sa mort.

Ses funérailles seront célébrées seulement en juillet prochain pour permettre à sa grande famille et ses amis de se réunir pour lui rendre un dernier hommage.

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