•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La DPJ appelle à la vigilance pour repérer des enfants « qui ne vont pas bien »

Des jouets d'enfants à l'extérieur en hiver.

La directrice nationale de la protection de la jeunesse, Catherine Lemay, rappelle que toute situation inquiétante doit être rapportée aux CLSC ou à la DPJ elle-même.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

La directrice nationale de la protection de la jeunesse, Catherine Lemay, appelle les adultes « qui côtoient des enfants » à faire preuve de vigilance et à aviser soit le CLSC, soit la DPJ elle-même s'ils sont témoins de situations de maltraitance et d'abus potentiels.

En entrevue vendredi à l'émission Midi info, Mme Lemay a rappelé qu'en raison des restrictions sanitaires liées à la pandémie, les enseignants n'ont pas les yeux sur le terrain en ce moment, du fait que la rentrée des classes s'effectue en mode virtuel.

Que ce soit des gens de la société civile, des travailleurs, des organismes communautaires, ou même des professeurs dans les cours en ligne avec les enfants [...], toutes les occasions doivent être saisies pour repérer des enfants qui ne vont pas bien, a déclaré Mme Lemay.

L'information doit être transmise de préférence aux services de proximité, c'est-à-dire aux CLSC, dit-elle, qui sont au travail en ce moment. On s'organise pour que la réponse soit là le plus rapidement possible.

Si la situation semble urgente, le signalement à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) est tout indiqué. Le personnel de la DPJ est à l'œuvre, souligne Mme Lemay

En ce moment, le nombre d'enfants en attente d'évaluation par la protection de la jeunesse s'élève à 4800. Il faut cependant prendre ce nombre avec du recul, prévient la directrice nationale, car, durant la période des Fêtes, seules les situations d'urgence ont été traitées.

Ce chiffre-là va diminuer de quelques centaines dans les jours à venir parce qu'il y aura des assignations de dossiers "non urgents", a précisé Mme Lemay.

En mars 2020, en pleine période de confinement obligatoire, la présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, Régine Laurent, avait mis en garde contre les risques de maltraitance et d'abus. C'est qu'une bonne proportion des signalements à la DPJ proviennent des enseignants et du personnel des services de garde.

Lionel Carmant et la directrice nationale de la protection de la jeunesse, Catherine Lemay, assis à une table, séparés par un plexiglas.

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux du Québec, le Dr Lionel Carmant, et la directrice nationale de la protection de la jeunesse, Catherine Lemay, en conférence de presse (archives).

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Entrée en fonction à la fin du mois de mars 2021, Catherine Lemay doit mettre en œuvre les recommandations contenues dans le rapport de la commission Laurent.

Mme Lemay s'attend à ce que le retour des enfants en classe, lorsqu'il se fera, ait un impact sur les signalements. On va être prêts à faire face à ça, assure-t-elle, car du renfort est apporté aux équipes surchargées de la DPJ.

Ce renfort provient de quelque 500 candidatures reçues sur la plateforme Je contribue, élargie fin décembre par Québec pour recruter des candidats en protection de la jeunesse. La plateforme avait d'abord été mise sur pied pour recruter du personnel dans le secteur de la santé.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux s'est penché sur ces candidatures. Les personnes retenues ont été dirigées dans tous les secteurs de la protection de la jeunesse au Québec, a expliqué Catherine Lemay.

Début décembre, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, avait instauré d'autres mesures – des bourses et des formations accélérées, par exemple – pour soutenir les équipes en protection de la jeunesse et en santé mentale.

L'idée est de mettre en place le filet nécessaire pour faire face à l'augmentation potentielle des signalements, dit Mme Lemay.

Il importe aussi d'agir en prévention : Il faut donner le soutien aux parents quand les problèmes sont encore petits, insiste-t-elle.

« L'une des premières choses qu'on fait est de mettre plus de ressources avant la protection de la jeunesse pour faire en sorte que les parents développent des pratiques positives. »

— Une citation de  Catherine Lemay, directrice nationale de la protection de la jeunesse au Québec

Les urgences et la prévention, le court terme et le long terme... Catherine Lemay se dit consciente d'être engagée dans une course contre la montre.

Le contexte de la pandémie nous complique la vie, reconnaît-elle, mais il ne faut pas lâcher, nos enfants ont besoin de nous.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !