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Tourisme hivernal : la COVID-19 joue encore les trouble-fêtes en Gaspésie

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Les restrictions sanitaires imposées par Québec à la fin du mois de décembre compliquent grandement la vie des motoneigistes en Gaspésie (archives).

Photo : courtoisie SADC Richard Marin

Alice Proulx

Bien que la saison de motoneige s'annonçait prometteuse au début de décembre, les restrictions sanitaires imposées par Québec à la fin du mois compliquent grandement la vie des motoneigistes de la région.

Les 3134 kilomètres de sentiers de motoneiges de la Gaspésie ont ouvert un peu avant Noël.

« On était bien partis. Jusqu’à Noël, le relais, ça marchait bien. Tout était parfait! »

— Une citation de  Rodrigue Bernier, président de l'Association des clubs de motoneigistes de la Gaspésie
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Rodrigue Bernier est aussi le responsable de l'entretien des sentiers du Club Mont-Carleton.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Bon nombre de relais de motoneige ont toutefois dû fermer leurs portes, faute de revenus.

Tout comme les restaurants, les relais ne peuvent plus servir de repas dans leur salle à manger.

Ici, c’est fermé. Sinon, il faudrait qu’un bénévole reste ici ou paye quelqu’un parce que tu n’as pas le droit d'entrer manger ton sandwich à l’intérieur à chaleur, donc tu mets la clé dans la porte, ça finit là, lance le président de l’Association des clubs de motoneige de la Gaspésie, Rodrigue Bernier.

« C’est sûr, c’est difficile pour le tourisme. Moi-même j’aimerais aller en dehors, mais il faut presque revenir coucher à la maison chaque soir.  »

— Une citation de  Rodrigue Bernier, président de l'Association des clubs de motoneigistes de la Gaspésie

Si on inclut mars 2020, il s'agit du troisième hiver consécutif où l'industrie touristique est déstabilisée par le virus.

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Un groupe de motoneigistes de Grande-Rivière

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Faire le tour des sentiers de motoneiges de la Gaspésie demande maintenant plus d'organisation et de motivation.

On apporte notre lunch pour le midi avec du bon café chaud, puis on arrête dans des relais quand on peut rentrer, sinon, on se met à l’abri dans le bois pour prendre notre dîner, explique la motoneigiste de Grande-Rivière, Marlène Méthot.

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Marlène Méthot, motoneigiste de Grande-Rivière

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

La situation laisse donc souvent les motoneigistes sans possibilité d'aller aux toilettes et de se réchauffer.

Les relais sont fermés, et ils sont fermés aussi pour les toilettes! Nous, on doit se déshabiller dans le bois au complet pour pouvoir aller faire son numéro 1, ce n'est pas évident. Ce n'est vraiment pas évident cette COVID-là, ajoute une autre motoneigiste de Grande-Rivière, Normande Méthot.

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Normande Méthot, motoneigiste de Grande-Rivière

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Plusieurs motoneigistes se demandent également si les visiteurs attendus en grand nombre, dans les prochaines semaines, seront bel et bien au rendez-vous.

Encore des annulations?

Les propriétaires d'entreprises touristiques craignent eux aussi une pluie d'annulations, si les restrictions sanitaires actuelles se maintiennent, particulièrement en ce qui a trait à la fermeture des salles à manger.

Quand des motoneigistes font le circuit gaspésien, ils peuvent arrêter au restaurant pour dîner, se réchauffer à des endroits. Le fait que les clubs de motoneige soient fermés, ça complique le tout, lance le propriétaire de l'Hostellerie Baie Bleue de Carleton-sur-Mer, Stéphane Boudreau.

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Stéphane Boudreau est le plus important hôtelier de Carleton-sur-Mer.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Habituellement, les réservations abondent pour les mois de février et mars.

Pour nous, au niveau de la motoneige, février est excellent. On a beaucoup de réservations. Là, c’est un peu en suspens, pas trop d’annulations, mais beaucoup de gens qui s’informent, affirme-t-il.

M. Boudreau espère que la cinquième vague se résorbera rapidement.

« C'est sûr que ça crée beaucoup d'incertitudes, mais on se croise les doigts pour que la vague redescende rapidement et qu’on puisse sauver notre saison touristique. »

— Une citation de  Stéphane Boudreau, propriétaire de l'Hostellerie Baie Bleue, Carleton-sur-Mer

Autre signe que l'industrie touristique retient son souffle : Tourisme Gaspésie a suspendu ses placements publicitaires hivernaux jusqu'à la mi-janvier, question de ne pas inciter les gens à se déplacer dans le contexte sanitaire actuel.

Avec les informations d'Isabelle Larose

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