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L’armée en renfort pour la vaccination dans Chaudière-Appalaches

Les militaires pourraient rester sur place jusqu'au 10 février environ.

Les Forces armées canadiennes prêtent depuis cette semaine main-forte dans la région de Montréal. (archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Une vingtaine de membres des Forces armées canadiennes (FAC) iront prêter main-forte à Thetford Mines et Saint-Georges dès samedi. Ils effectueront diverses tâches pour appuyer le personnel en place.

À partir de samedi, une dizaine de militaires seront dépêchés au centre de vaccination de Saint-Georges en Beauce, et une dizaine d’autres iront à celui de Thetford Mines. Les Forces armées canadiennes sont présentes depuis cette semaine dans les centres de vaccination de la région de Montréal.

Ils seront affectés à des tâches de soutien, soit aux services administratifs ou en tant qu’aides de service. Ils pourront donc être présents à l’accueil, nettoyer et désinfecter certaines zones, valider l’identité des personnes, faire de l’accompagnement pour les personnes à mobilité réduite et assurer une fluidité dans le processus de vaccination.

Un stationnement du centre de vaccination de Saint-Georges, avec une pancarte

Une dizaine de membres des FAC travailleront au centre de vaccination de Saint-Georges, en Beauce.

Photo : Radio-Canada

Le coordonnateur des sites de vaccination Sébastien Pouliot affirme que les militaires sont déjà sur place et s'affairent à suivre des formations afin d'être prêts à entrer en poste dès samedi.

Il ajoute que c'est surtout en raison d'un défi accentué de recrutement que ces deux sites ont été choisis, et non à cause de la situation épidémiologique. Selon lui, suffisamment de personnes se sont portées volontaires sur la plateforme Je contribue! dans les autres secteurs de la région. Du côté de notre axe sud, on avait un bassin qui était un petit peu moins important, ce qui fait qu'avec l'appui des Forces armées, on vient vraiment assurer notre offre, explique-t-il.

Sébastien Pouliot estime que les militaires pourraient rester sur place jusqu'au 10 février environ.

Entre 40 000 et 45 000 doses sont administrées en Chaudière-Appalaches chaque semaine. À ce jour dans la région, 44 % de la population âgée de 12 ans et plus a soit reçu une troisième dose du vaccin, soit pris son rendez-vous.

Hospitalisations

Dans Chaudière-Appalaches, les hospitalisations liées à la COVID-19 restent stables, mais élevées, avec 105, dont 13 aux soins intensifs.

Quatorze personnes supplémentaires atteintes sont hospitalisées dans les établissements de la région de Québec, pour un total de 137. 21 d’entre elles occupent un lit aux soins intensifs.

Le délestage se poursuit

Vu la situation dans les hôpitaux de la région, le Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches ne maintient que 50 % de ses activités au bloc opératoire, au moins jusqu'au 17 janvier. Dans les cliniques externes et secteurs ambulatoires des hôpitaux, les médecins devront travailler sans personnel de soins et infirmier. De plus, seules les endoscopies urgentes et semi-urgentes seront réalisées afin de libérer davantage de personnel.

Le docteur en entrevue à l'extérieur, portant un couvre-visage.

Le Dr Jean Lapointe est directeur général adjoint des services professionnels au CISSS de Chaudière-Appalaches.

Photo : Radio-Canada

Ça vente fort sur le bateau comme on dit !, s'exclame Jean Lapointe, le directeur général adjoint des services professionnels au Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches, comparant la situation à un ouragan qui prend de la vigueur. Ce qu'on fait actuellement, c'est que ce qui peut attendre, on le reporte à une date ultérieure. Déjà, on en avait un méchant paquet qu'on avait reporté dû aux vagues antérieures, mais là on va continuer malheureusement à les reporter, ajoute-t-il.

À ce jour, 31 travailleurs de la santé déclarés positifs à la COVID-19, mais qui sont asymptomatiques ont été ramenés au travail. 909 employés sont absents des lieux de travail en raison du virus.

Aucun répit pour les travailleurs de la santé de la Capitale-Nationale non plus. La fin de semaine dernière le CHU de Québec a annoncé le retour du délestage aux blocs opératoires ainsi qu'aux services ambulatoires. La situation est également devenue problématique à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec).

Avec des informations de Camille Carpentier et Guylaine Bussière

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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