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Coupable d’avoir fraudé le CLD de Québec pour 276 000 $

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Doris Marcoux a reconnu sa culpabilité aux accusations de fraude à l'endroit de l'organisme

Photo : Radio-Canada

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Une ex-employée du Centre local de développement (CLD) de Québec a fraudé l'organisme pour plus de 276 000 $.

Doris Marcoux a plaidé coupable aux accusations, vendredi matin, au palais de justice de Québec.

Elle a occupé un poste de conseillère en développement de l'entrepreneuriat pour les immigrants, au sein de l'organisme qui a été dissout en 2015.

Pendant 7 ans, la femme de 63 ans a profité de ses fonctions pour détourner des fonds dédiés à quatre projets.

Par exemple, Doris Marcoux a piloté le dossier Globe-Trotter, visant la création d'une auberge pour les familles qui immigrent à Québec.

« Bidon »

Le montage financier a été accepté par le CLD. Tout y était, du rapport d'architecte jusqu'au permis de construction. Mais il s'agissait de faux documents et la maison d'hébergement n'a jamais vu le jour.

Pas plus que le projet de résidence pour des entrepreneurs étrangers voulant s'établir à Québec.

L'avocate de la poursuite, Me Alice Bourbonnais-Rougeau a qualifié le montage financier présenté par la fraudeuse de bidon.

Il y avait un bail qui était faux, pour une adresse qui n'existait même pas, a expliqué Me Bourbonnais-Rougeau.

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Le Centre local de développement de Québec occupait cet édifice du boulevard Charest Est

Photo : Radio-Canada

Pourtant l'organisme subventionné avait autorisé un montant de 110 000 $ pour que le projet voie le jour.

L'enquête a permis de découvrir que la femme a libellé des chèques à son nom personnel et au nom de son conjoint.

La procureure a précisé que l'entourage de la fraudeuse n'était pas au courant de ses gestes criminels.

Vêtements et hôtels

Selon la poursuite, Doris Marcoux a détourné des fonds pour s'acheter des vêtements, se payer des hôtels et ses factures d'électricité, en plus de rembourser diverses dettes.

Même si les fraudes ont eu lieu entre 2007 et 2014, ce n'est qu'en mars dernier que des accusations ont été déposées.

Le dossier de Doris Marcoux reviendra devant le juge Jean Asselin au mois d'août pour les observations sur la peine.

D'ici là, la fraudeuse rencontrera un agent de probation qui doit préparer un rapport présentenciel, visant à aider le juge à décider la peine à être imposée.

L'avocate de Doris Marcoux, Me Myralie Roussin, a tenu à préciser au juge que sa cliente est atteinte de troubles bipolaires.

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