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La vaccination obligatoire est inévitable, selon le ministre fédéral de la Santé

Jean-Yves Duclos en conférence de presse.

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, affirme que la vaccination obligatoire, qui est du ressort des provinces, sera la seule manière de ramener le Canada « vers une situation et une vie normales ». Il dit croire « personnellement qu'on va en arriver là un jour ».

Le ministre Duclos a tenu ces propos lors d'une conférence de presse qu'il a donnée à Ottawa avec Dominic LeBlanc, ministre des Affaires intergouvernementales, de l’Infrastructure et des Collectivités.

Les tests rapides, les masques, la distanciation physique, les tests PCR : tout ça, c'est très bien, a-t-il affirmé, ce sont des éléments importants de notre boîte à outils.

« La seule façon de sortir de ça, c'est de procéder à la vaccination obligatoire. »

— Une citation de  Jean-Yves Duclos, ministre de la Santé du Canada

L'obligation de se faire vacciner ne sera pas imposée tout de suite parce qu'on n'est pas rendu là, a précisé Jean-Yves Duclos.

Cependant, des discussions et des actions claires sont à prévoir : C'est une décision qui sera prise par les provinces et les territoires à un moment donné, a-t-il affirmé.

On voit ce vers quoi on se dirige, a-t-il répété, disant fonder cette opinion sur la base de discussions qu'il a eues avec des experts, tant à l'international qu'au pays. Et on a beaucoup de ces experts à l'Agence de la santé publique, a-t-il précisé.

M. Duclos en a également discuté avec ses homologues des provinces ces dernières semaines. À savoir s'ils opteront ou pas [pour la vaccination obligatoire], ce sera à eux de décider, a-t-il dit, ajoutant que ces discussions se feront de concert avec le soutien du fédéral dans les semaines et les mois à venir.

En réponse aux propos du ministre Duclos, le Cabinet du ministre de la Santé du Québec a fait la déclaration suivante : Ce n’est pas une avenue que nous envisageons.

Cependant, le 22 décembre dernier, le ministre Christian Dubé n'avait pas écarté la possibilité d'adopter des mesures plus sévères envers les personnes non vaccinées. S'il faut aller là, on ira là, avait-il déclaré.

Sur Twitter, vendredi, le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, a écrit que son gouvernement avait retiré la vaccination obligatoire de l'arsenal législatif et qu'il n'y reviendrait pas.

Nous encourageons fortement les gens à se faire vacciner, mais c'est un choix personnel, a-t-il précisé.

Non-vaccinés et hospitalisés : un fardeau

Député de Québec, Jean-Yves Duclos dit voir dans sa propre province que 50 % des hospitalisations en ce moment sont dues à des personnes qui n'ont pas été vaccinées.

Cette situation, dit-il, est un fardeau pour les travailleurs de la santé, pour la société. [C'est] très difficile à supporter et même, pour beaucoup de gens, difficile à comprendre.

On veut ramener le Canada, nos gens, vers une situation et une vie plus normales, mais on voit à quel point notre système de santé et les travailleurs de la santé souffrent; on veut sortir de ça.

Vendredi, le Québec enregistrait 180 hospitalisations de plus que la veille et 27 nouveaux décès en lien avec la COVID-19. En Ontario, un nouveau sommet a été atteint avec 2472 hospitalisations et 42 décès de plus.

Mise en garde d'Ottawa

Par ailleurs, M. Duclos met en garde les provinces contre ce qui se passe au Québec et en Ontario, où le contagieux variant Omicron met sous forte tension des systèmes de santé déjà fragilisés.

Ottawa ne cessera pas son soutien dans cette crise, a prévenu le ministre de la Santé. Toutefois il lance aux provinces un avertissement gentil, mais clair : elles doivent agir maintenant.

Les ressources fédérales en santé ne sont pas illimitées, a pour sa part renchéri Dominic LeBlanc.

Le gouvernement de Justin Trudeau s'attend à plus de demandes d'assistance de la part des provinces, vu l'urgence posée par Omicron.

Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour y répondre, a prévenu le ministre LeBlanc, mais il est important de se rappeler que les soins de santé, ultimement, relèvent de la responsabilité des provinces et des territoires.

Et en santé, ces derniers ont considérablement plus de ressources humaines, par exemple, que le fédéral, insiste le ministre des Affaires intergouvernementales.

Des pourparlers sont prévus la semaine prochaine pour voir comment on peut continuer à travailler dans la collaboration, a-t-il conclu.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure.

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