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Peu d’hospitalisations et vaccination élevée, Ottawa en bonne posture selon un expert

Un travailleur de la santé transporte une patiente sur une civière.

Les centres hospitaliers de la capitale comptaient cinq cas aux soins intensifs vendredi.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Bien qu'Ottawa n'ait pas encore atteint son apogée dans la vague actuelle de COVID-19 alimentée par Omicron, la ville s'en sort mieux que d'autres régions de l’Ontario avec un faible nombre d'admissions aux soins intensifs dans les hôpitaux, selon un médecin.

La capitale a commencé cette vague avec moins de cas actifs connus et un taux de vaccination élevé, ce qui fait une grande différence maintenant , explique le Dr Doug Manuel, scientifique principal à l'Hôpital d'Ottawa.

Doug Manuel devant son ordinateur.

Le Dr Doug Manuel, scientifique principal à l'Hôpital d'Ottawa

Photo : Gracieuseté : Doug Manuel

Santé publique Ottawa (SPO) rapportait cinq cas de personnes atteintes de la COVID-19 aux soins intensifs dans les hôpitaux de la ville vendredi.

Un nombre relativement faible, croit le médecin, alors que la santé publique de l’Ontario a signalé 338 personnes atteintes du virus dans les unités de soins intensifs de la province. Des régions comme Toronto et Hamilton ont vu des augmentations importantes de patients infectés aux soins intensifs.

Un total de 43 personnes se trouvent dans les hôpitaux d'Ottawa en raison de la COVID-19, y compris les cinq patients des soins intensifs.

Certains hôpitaux ont eux-mêmes signalé des dizaines de patients supplémentaires atteints du virus, mais admis pour d’autres raisons.

Changements à venir dans le compte des patients

Le ministère de la Santé de l'Ontario a annoncé qu'il allait bientôt commencer à publier des données distinctes pour les patients admis à l'hôpital en raison de la COVID-19 et pour ceux admis pour d’autres raisons, mais dont le résultat à un test de dépistage est positif.

[Les hôpitaux] peuvent compter les personnes déclarées positives [après avoir été admises], mais nous, sur notre tableau de bord, voulons montrer à quel point la maladie est grave, et c'est ainsi que nous présentons l'information, a déclaré la Dre Vera Etches, médecin-hygiéniste en chef d'Ottawa.

Peu importe la façon dont vous répartissez le nombre d'hospitalisations, le Dr Manuel dit que le vaccin a contribué à limiter l'effet sur les hôpitaux d'Ottawa.

En effet, 83 % de la population d’Ottawa de cinq ans et plus a reçu deux doses d'un vaccin contre la COVID-19. Ce nombre grimpe à 90 % parmi les 12 ans et plus.

Omicron a cependant durement frappé les hôpitaux en raison d'un manque de personnel.

La bonne nouvelle, c'est que les vaccins fonctionnent contre les infections graves. Mauvaise nouvelle : cela touche encore beaucoup de notre personnel et la capacité de travailler, rappelle le docteur.

L'efficacité du vaccin pour les soins intensifs et l'hospitalisation se maintient vraiment. Cela pourrait donc être pire. Mais nous avons de nouveaux rebondissements, de nouveaux défis. Et le manque de personnel est majeur.

L’Outaouais se prépare au délestage

De l’autre côté de la rivière des Outaouais, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais se prépare à passer à un niveau supérieur de délestage.

Comme plusieurs autres régions du Québec, l’Outaouais pourrait passer du palier 3+ au palier 4 du délestage. Cela signifie que la réduction de 50 % des chirurgies (palier 3+) n'a pas été suffisante pour juguler l'afflux massif de malades de la COVID-19 dans leurs hôpitaux.

On se prépare à passer à ce niveau 4 parce que c’est ce qu’on anticipe d’ici quelques jours voir une à deux semaines maximum, a expliqué la présidente-directrice générale du CISSS de l'Outaouais, Josée Filion, en entrevue à l’émission Les matins d’ici vendredi.

Elle estime que l'Outaouais risque d’être une des prochaines régions à augmenter le délestage de ses activités. C’est certain que ça nous guette. Ça va dépendre de l’évolution du nombre d’hospitalisations, a-t-elle ajouté.

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