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La COVID-19 aggrave la pénurie de personnel dans les hôpitaux de Vitalité

L'enseigne de l'hôpital devant le bâtiment.

L'hôpital Stella-Maris-de-Kent avait un taux d'occupation de 130 % le 6 janvier.

Photo : Radio-Canada

La pénurie de personnel dans les hôpitaux du Réseau de santé Vitalité est accentuée par l'absence d'une centaine d’employés qui ont la COVID-19 et d'une cinquantaine d'autres qui sont en isolement puisqu’ils sont des contacts étroits de personnes infectées.

La situation pourrait empirer au cours des prochains jours ou des prochaines semaines en raison de la contagiosité du variant Omicron, selon la Dre France Desrosiers, présidente-directrice générale de Vitalité.

Offrir les services avec seulement 50 % des travailleurs de la santé serait le pire scénario qu’on pourrait projeter, mais des plans sont en place si jamais cela devait se produire.

Malheureusement, c’est une situation qui est pancanadienne. Donc, on a la possibilité de faire des projections et on s’attend à un grand manque de ressources humaines dans les prochaines six à huit semaines, explique la Dre Desrosiers.

La Dre France Desrosiers.

La Dre France Desrosiers, PDG du Réseau de santé Vitalité

Photo : Radio-Canada

On sait que le comportement du virus a changé avec l'arrivée du variant Omicron. Alors, nous, notre préparation et notre stratégie doivent également changer pour bien faire face à cette nouvelle réalité. On a donc préparé des plans de contingence, comme d'habitude, mais cette fois-ci on les a centrés sur les scénarios de manque de personnel, ajoute-t-elle.

Des plans ont été conçus pour faire face à trois niveaux d’intensité de manque de personnel afin de continuer à offrir les services essentiels à la population.

Par ailleurs, le réseau de santé avait réduit ses services au minimum durant la période des Fêtes afin de donner un peu de vacances aux employés. Depuis le début de la semaine, les choses reviennent à la normale, mais les hôpitaux restent en phase rouge.

« Depuis le début de cette semaine, on a repris les activités tout en demeurant à l’équivalent du niveau de service rouge. Donc, les services à la population sont pour les urgences ou les situations qui ne peuvent pas attendre pour des raisons de survie. »

— Une citation de  La Dre France Desrosiers, PDG de Vitalité

Durant la phase rouge, des chirurgies non urgentes peuvent être reportées. Les visites sont aussi interdites, et ce, même pour les personnes de soutien désignées en raison de l'exposition potentielle au virus que cela pourrait entraîner chez les patients hospitalisés.

Les personnes désignées ou les personnes de soutien pour nos patients font partie de notre équipe de soins, mais en même temps, il y a tellement de patients dans les lits... Si on a une ou deux personnes désignées par patient, ça fait des dizaines ou des centaines de personnes qui entrent et qui sortent de nos établissements chaque jour. Puisqu’il y a une forte transmission communautaire avec Omicron actuellement, on met tous nos patients qui sont dans des situations immunitaires à risque devant cette exposition-là. C’est une question de gestion de risque. Donc, on y va au cas par cas, explique la PDG de Vitalité durant une entrevue accordée à l'émission La matinale.

Le réseau encourage les familles et les amis à utiliser des moyens technologiques pour rester en contact avec leurs proches hospitalisés.

Les taux d’occupation des hôpitaux de Vitalité dépassent 100 % dans plusieurs régions. L'hôpital Stella-Maris-de-Kent a un taux d’occupation de 130 %, et le CHU Dr-Georges-L.-Dumont, de 108 %. La situation est similaire à Caraquet. C’est cependant à Edmundston qu'il y a le plus de personnes atteintes de la COVID-19 hospitalisées. Le 6 janvier, ils étaient dix, dont trois aux soins intensifs.

Avec des informations de l'émission La matinale d'ICI Acadie

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