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Pas de test PCR, pas d’indemnisation à la Commission des accidents de travail

Un homme passe un test PCR. (archives)

Le test PCR devra être inscrit dans le dossier médical du patient pour qu'il obtienne des indemnisations. (archives)

Photo : Associated Press / Marta Lavandier

Radio-Canada

Les employés de la Saskatchewan qui ne se soumettent pas à un test PCR pour confirmer leur diagnostic de COVID-19 ne seront pas admissibles à une aide de la Commission provinciale des accidents du travail (WCB).

L’organisation n'accepte pas les résultats des tests rapides, car il n'y a aucun moyen d'obtenir un rapport médical confirmant ces résultats, a déclaré un porte-parole mercredi. L'indemnisation requiert un diagnostic médical connu fourni dans un rapport médical.

La Commission des accidents de travail de la Saskatchewancouvre les demandes d'indemnisation pour la COVID-19 s'il existe un lien confirmé entre l'exposition d'un employé et son travail.

Cela signifie que, si un travailleur est infecté par la maladie pendant qu'il est au travail et que la COVID-19 s'étale sur une plus longue durée, l’employé ne pourra faire une demande d’indemnisation à moins de fournir un test PCR documenté dans son dossier médical.

À la fin du mois de décembre, le gouvernement provincial a commencé à conseiller aux personnes dont le test rapide est positif, mais qui sont asymptomatiques, de renoncer au test PCR et de supposer qu'elles sont atteintes de la COVID-19.

Les personnes symptomatiques qui tentent d'obtenir un test PCR se butent à de longs temps d'attente dans les centres de dépistage.

Sans la WCB, je serais en difficulté

Depuis qu’elle a contracté la COVID-19 en décembre 2020, une infirmière auxiliaire est soulagée d’avoir obtenu le soutien de la Commission des accidents de travail de la Saskatchewan.

Sans la WCB, je serais probablement de retour au travail et en difficulté, affirme Andrea Herle.

L’infirmière s’occupait de patients atteints de la maladie lorsqu’elle a contracté le virus. Elle est retournée au travail en février, mais elle a subi un petit accident vasculaire cérébral. Encore aujourd’hui, elle a des symptômes.

Je n'aurais pas eu de physiothérapie pendant la dernière année, car mes prestations auraient été épuisées. Alors c'est énorme, ajoute-t-elle.

L’infirmière travaille à sa guérison avec des professionnels qui évaluent ses progrès pour la Commission des accidents de travail de la Saskatchewan. Elle dit qu'elle ne s'est pas sentie obligée de retourner rapidement au travail et que personne ne lui a suggéré de s'en remettre ou de faire semblant. C'est un soulagement pour elle tant sur le plan mental que sur le plan physique.

Les Canadiens qui ont des symptômes de la COVID-19 à long terme ont obtenu beaucoup d’aide grâce aux indemnisations, notamment.

La fondatrice de la communauté virtuelle de soutien COVID Long-Haulers Canada, Susie Goulding, craint que le nombre de malades qui se butent à une porte close n'augmente en raison des difficultés de passer un test PCR et de la présence du variant Omicron.

Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles on a besoin de ce test PCR positif, notamment les avantages sociaux, dit-elle.

Elle fait remarquer qu'en l'absence de test PCR, il peut y avoir plusieurs obstacles aux soins au-delà de l'indemnisation.

Avec les informations de Kendall Latimer

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