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Les T.N.-O. envisagent d’interdire la plupart des produits de vapotage aromatisés

Un homme expire de la fumée en fumant une cigarette électronique.

Les cigarettes électroniques utilisant des produits aromatisés à autre chose que le tabac sont la cible du gouvernement ténois.

Photo : The Associated Press / Robert F. Bukaty

Radio-Canada

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest propose une modification de la loi pour interdire la vente de la plupart des produits de vapotage aromatisés à autre chose que le tabac, à partir du mois de mars.

Un facteur vraiment important qui contribue à ce que tant de jeunes fument est la disponibilité généralisée de produits parfumés aux fruits, aux bonbons et à d'autres arômes, affirme Rob Cunningham, analyste principal des politiques à la Société canadienne du cancer. Selon lui, ces goûts attirants nuisent aux mesures mises en œuvre pour réduire le tabagisme chez les jeunes.

« Il ne faut pas qu'une nouvelle génération de jeunes soit dépendante de la nicotine, mais c'est exactement ce qui se passe grâce aux cigarettes électroniques. »

— Une citation de  Rob Cunningham, Société canadienne du cancer

Pour protéger les plus jeunes du tabagisme, le gouvernement territorial propose donc une modification de sa Loi sur les produits du tabac ou de vapotage pour que seuls les produits de vapotage sans saveur ou à saveur de tabac soient autorisés à la vente au territoire.

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest n'est pas le premier à s'intéresser à l'interdiction des produits de vapotage aromatisés à d'autres goûts que le tabac au Canada : la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard les ont déjà interdits. De son côté, l'Ontario et la Colombie-Britannique ont restreint les endroits où les différents arômes peuvent être vendus.

En 2017, une enquête de Santé Canada sur le tabac, l'alcool et les drogues a démontré que 15 % des Canadiens avaient essayé un produit de vapotage, et que les jeunes et les jeunes adultes représentaient une grande partie d’entre eux. Selon le Bureau des statistiques des Territoires du Nord-Ouest, en 2018, 33 % des Ténois âgés de 15 à 24 ans avaient essayé de vapoter au moins une fois, et parmi eux, un Ténois sur cinq déclarait avoir essayé parce qu'il aimait les arômes.

Selon Rob Cunningham, l'interdiction de tous les arômes autre que le tabac est un compromis qui permettrait aux adultes d’utiliser les vapoteuses, notamment ceux qui le font pour arrêter de fumer, tout en les rendant beaucoup moins attrayantes pour les jeunes. Un point de vue que ne partagent pas certains professionnels du secteur.

Une proposition contre-productive?

Notre entreprise fermera effectivement du jour au lendemain si cette loi est adoptée, affirme Austin Robertson, cofondateur de la chaîne de magasins VapouRevolution. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent de nos ventes sont basées sur les liquides aromatisés pour cigarettes électroniques et elles sont toutes destinées aux adultes, assure-t-il.

Le tabac existe depuis de nombreuses années et, soyons honnêtes, cela a un goût de poubelle, dit-il. Il affirme que de nombreux clients utilisent ses produits pour arrêter de fumer et qu’il faut donc permettre aux consommateurs d’y avoir accès. Il ajoute que la loi en vigueur interdit déjà la vente de tout produit de vapotage à une personne âgée de moins de 19 ans.

Austin Robertson invite le gouvernement à se concentrer sur l'application des lois plutôt que d'en faire de nouvelles. Si des enfants se procurent ces produits, alors le problème concerne l'application de la loi et pas la question de la vente de ces produits.

Le gouvernement ténois recueille les commentaires du public sur ce projet de loi jusqu'au 22 janvier prochain.

D'après un reportage de Julia Peterson

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