•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’abondance de neige et de clients de la région soutient les stations de ski de l’Ouest

Des skieurs à la station de sport d'hiver Mount Seymour.

La station de sport d'hiver Mount Seymour offre plus de 3,50 mètres de neige depuis l’ouverture de la saison.

Photo : ben nelms/cbc / Ben Nelms

Les stations de sport d'hiver de l’Ouest canadien entament leur troisième saison en temps de pandémie. Et, cette année, les conditions d'enneigement sont optimales, au grand bonheur des visiteurs de la région, qui maintiennent toute une industrie à flot.

La quantité et la qualité de la neige ont été les points forts de l'hiver pour les domaines skiables jusqu'à présent cette année, se réjouit Christopher Nicolson, président-directeur général de l’association des stations de ski de l’Ouest canadien, qui représente 112 stations de sport d’hiver en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba.

Christopher Nicolson explique que certaines parties de l'Ouest canadien ont reçu des chutes de neige importantes, alors que, près de la côte pacifique et dans l'Intérieur, les températures plus fraîches ont permis d'obtenir une neige très sèche, prisée des amateurs de glisse.

En Colombie-Britannique, les récents épisodes de froids extrêmes portés par les poussées d'air arctique ont largement contribué à ces conditions d’enneigement optimales.

La station Mount Seymour enregistre près de 3,5 mètres de cette fameuse poudreuse sur ses sommets. Celle de Whistler a reçu 10 centimètres de neige fraîche supplémentaires dans la nuit de mercredi à jeudi. Ceux-ci se sont ajoutés aux 6 mètres de neige déjà accumulés.

En Alberta, les 77 hectares de pistes skiables de la station Mont Norquay ont pu bénéficier de plus de 2,5 mètres d'enneigement depuis l’ouverture de la saison.

Ces conditions ont encouragé et soutenu un grand nombre de visiteurs du marché local à venir profiter de la neige, confie Christopher Nicolson.

Les touristes régionaux à la rescousse

La situation sanitaire, qui continue de se détériorer, décourage une proportion importante de touristes venus d’autres provinces et de l’étranger, et ce, pour la troisième saison consécutive. Les exploitants saisonniers confient que leur salut économique provient en ce moment du tourisme de proximité. En ce qui concerne les marchés internationaux, la COVID-19 y a toujours un impact négatif constant, rappelle le président de l’Association des stations de ski de l’Ouest canadien.

Christopher Nicolson confirme aussi que les stations de sport d'hiver ne sont pas encore revenues au niveau d'activité prépandémique, où l'industrie attire normalement dans l'ouest près de 10 millions de visiteurs chaque année, qui sont prêts à dépenser en moyenne 2,1 milliards de dollars, ce qui fait du secteur un pilier de l'économie du tourisme.

Par ailleurs, l'industrie des sports d'hiver de la Colombie-Britannique a aussi subi les conséquences des graves inondations du mois de novembre dernier.

En Colombie-Britannique, nous avons également eu des fermetures de routes en raison des inondations et des coulées de boue qui ont touché les personnes se déplaçant ou voyageant du grand Vancouver vers d'autres parties de la Colombie-Britannique. Et, malheureusement, cela a coïncidé et a certainement eu un impact sur les communautés de ski, affirme Christopher Nicolson.

En ce qui concerne les personnes habitant plus loin dans l’Ouest, certaines ont reporté leur départ en vacances en raison du froid extrême. Mais il en faut plus pour entamer l'optimisme des professionnels du secteur, qui misent sur un report de ces séjours à la neige, plutôt que sur leur annulation, tout comme sur une demande croissante de plein air.

Je pense qu'il y a de bonnes raisons d'être optimiste pour le reste de la saison, car les personnes qui ont peut-être repoussé leurs vacances de Noël à cause du froid les ont reportées à plus tard, en janvier, voire en février, confie Christopher Nicolson.

Autre motif d'optimisme pour les 30 000 employés du secteur répartis dans l'ouest du Canada : les niveaux de neiges déjà accumulés et les prévisions à long terme laissent entrevoir une saison plus longue qu'à la normale.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !