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Avion abattu en Iran : Ottawa et ses partenaires cessent de discuter avec Téhéran

Des travailleurs du Croissant-Rouge vérifient les débris de l'avion PS752 d'Ukraine International Airlines.

Des travailleurs du Croissant-Rouge fouillent les débris de l'avion PS752 d'Ukraine International Airlines (archives).

Photo : Reuters / Nazanin Tabatabaee/WANA

Radio-Canada

Les négociations visant à obtenir des réparations pour les victimes du vol PS752, abattu par l'Iran il y a deux ans, sont désormais rompues, ont annoncé jeudi le Canada, le Royaume-Uni, la Suède et l'Ukraine.

Dans une déclaration commune, les quatre pays affirment que les discussions lancées le 30 juillet 2020 ne vont nulle part et qu'ils se tourneront désormais vers le droit international pour obtenir justice.

Ils expliquent que le Groupe international de coordination et d’intervention qu'ils ont formé dans la foulée de la tragédie avait demandé à Téhéran de confirmer son engagement à négocier au plus tard le 5 janvier.

Malheureusement, le 27 décembre 2021, nous avons reçu une réponse sans équivoque de l’Iran indiquant qu’il ne voyait pas la nécessité de négocier avec le Groupe, écrivent-ils.

« Après avoir initialement accepté d’engager le dialogue avec le Groupe lors du premier cycle de négociations, qui s’est tenu le 30 juillet 2020, l’Iran rejette désormais catégoriquement toute nouvelle négociation concernant notre demande collective de réparations. »

— Une citation de  Extrait de la déclaration du Groupe international de coordination et d’intervention

En refusant de négocier et de faire des réparations intégrales pour le préjudice causé par ses actions, la République islamique cherche à se soustraire à ses responsabilités juridiques internationales, accusent-ils.

Nous ne tolérerons pas cet affront à la mémoire des 176 victimes innocentes.

Nous allons maintenant nous concentrer sur les mesures à prendre pour résoudre cette question dans le cadre du droit international, ajoutent-ils.

Le vol PS752 d'Ukraine International Airlines a été détruit par un missile lancé par les Gardiens de la révolution islamique. 176 personnes ont été tuées, dont 55 citoyens et 30 résidents permanents canadiens.

Téhéran était alors en état d'alerte, puisque le pays venait de lancer une attaque contre deux bases militaires américaines en Irak, en représailles à l'assassinat par Washington du général Qassem Soleimani.

La rupture des négociations avec l'Iran intervient moins d'une semaine après la Cour supérieure de justice de l'Ontario eut accordé 107 millions de dollars, plus les intérêts, aux familles de six personnes qui ont perdu la vie dans la tragédie. Le tribunal avait conclu en mai qu'ils avaient été victimes d'un acte de terrorisme intentionnel.

Leur avocat a précisé que son équipe cherchera à saisir des biens iraniens au Canada et à l'étranger afin de payer ce qui est dû aux familles.

Il s’agissait de la première fois au Canada que des compensations financières étaient accordées aux familles des victimes du vol PS752.

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