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Retour en classe le 10 janvier : l’Alberta distribuera masques et tests de dépistage

Un nouveau service de tutorat en ligne est mis sur pied pour aider les jeunes à rattraper les retards d'apprentissage provoqués par la pandémie.

Adriana LaGrange en conférence de presse.

Lors de la conférence de presse, Adriana LaGrange a réitéré l’importance pour les enfants de retourner à l’école. « Ils apprennent plus en classe, qu’en ligne », a-t-elle insisté.

Photo : Courtoisie du gouvernement albertain

Radio-Canada

La ministre de l’Éducation de l'Alberta, Adriana Lagrange, maintient le cap pour un retour en classe le lundi 10 janvier, et annonce dans la foulée des mesures pour assurer la sécurité des enfants sur les bancs d’école.

Des mesures ont été prises par le gouvernement provincial pour limiter les risques de transmission du virus dans les classes.

D'abord, des tests de dépistage rapides et des masques de qualité médicale seront distribués dans les écoles primaires et secondaires, les garderies, les maternelles et prématernelles.

Les tests et les masques seront livrés au fur et à mesure que la province les recevra et commencera dès la semaine prochaine, a précisé la ministre Lagrange. Toutes les écoles peuvent s’attendre à recevoir des masques et des tests de dépistage rapides d’ici la fin de la première semaine de retour en classe.

Les boîtes de tests qui seront distribuées aux élèves et au personnel contiennent cinq tests de dépistage rapide. Assez pour qu’une personne puisse en utiliser deux par semaine, pendant deux semaines et demie.

Ils recevront également suffisamment de masques pour se protéger pendant deux semaines.

Adriana LaGrange continue d’encourager la vaccination du personnel scolaire, tout comme les mesures de distanciation, de nettoyage et le port du masque.

La médecin hygiéniste en chef de la province, Deena Hinshaw, encourage aussi le port du masque dans tous les établissements scolaires pour le personnel et pour les enfants de tous âges.

Le choix aux écoles

Les écoles pourront dorénavant choisir leur méthode d’enseignement : en présentiel ou en ligne, selon leurs défis opérationnels comme un taux d’absentéisme élevé chez les élèves ou les enseignants.

Néanmoins, la direction d'une école ne peut déplacer qu’une classe ou un niveau à l’apprentissage à la maison à la fois. La décision de fermer un établissement scolaire au complet revient au gouvernement, soulève Adrianna Lagrange.

D'autre part, la Dre Deena Hinshaw évalue la stratégie des autorités sanitaires pour faire le suivi des cas de COVID-19 dans les écoles. Elle mettra bientôt à jour son site Internet donnant les informations sur les éclosions pour refléter comment elle diffusera désormais ces informations.

Le traçage de cas contact sera réservé pour les situations à haut risque, comme pour le personnel de la santé et les centres de soins longue durée.

Nouveau service de tutorat

Une nouvelle ressource de tutorat en ligne sera offerte en ligne aux élèves de la 4e à la 9e année pour les aider à rattraper tout retard d’apprentissage entraîné par la pandémie.

Ce service est gratuit, a assuré la ministre de l’Éducation. Le tutorat est, pour le moment, composé d’une série de vidéos préenregistrées entourant les notions d’arithmétique et d'alphabétisation, a-t-elle expliqué.

Le tutorat en ligne sera bonifié par matière et année scolaire avec du tutorat en direct bientôt, a ajouté Adriana LaGrange.

L’ATA déplore n’avoir jamais été consulté

L’Association des enseignants de l’Alberta (ATA) redoute ce retour en classe et estime que ces nouvelles mesures ne suffiront pas à freiner le variant Omicron.

Malheureusement, je crois que nous allons voir le même scénario que l’année dernière où on passait [de l’apprentissage] en classe et à la maison [à répétition], déplore le président de l’ATA, Jason Schilling. Selon lui, les fermetures d'écoles causées par une flambée de cas de COVID-19 sont « inévitable ».

L’ATA s’inquiète aussi d'une possible pénurie de personnel dans les écoles en raison de la maladie. Jason Schilling interpelle donc le gouvernement à favoriser l’embauche ou le financement de suppléants pour pallier ce possible manque.

Jason Schilling soulève l'absence de consultation entre l’ATA et le ministère de l’Éducation pour assurer un retour en classe sécuritaire non seulement pour les élèves, mais aussi pour les adultes.

Le niveau d'inquiétude [chez les enseignants] est assez élevé en ce moment, fait-il savoir. Nous demandons, au moins, plus de clarté sur les mesures d'isolement. C’est le strict minimum.

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