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Mis à pied, une fois de plus, en raison des restrictions sanitaires

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Les bars et les restaurants doivent fermer leurs portes en raison des nouvelles restrictions sanitaires. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les nouvelles restrictions sanitaires imposées en Ontario en raison de la montée du variant Omicron signifient que ceux qui travaillent dans les établissements qui doivent fermer leurs portes temporairement se retrouvent, encore une fois, sans emploi.

C'est la quatrième fois qu'Amanda Battaglia est mise à pied depuis le début de la pandémie.

Je me sens frustrée, a-t-elle déclaré. J'aurais juste aimé que [le premier ministre Doug Ford] réagisse à l'avance au lieu de réagir quand il est trop tard.

Le variant Omicron a fait grimper le nombre de cas de COVID-19 en Ontario à un niveau record, obligeant la province à réduire le nombre de personnes testées, à interrompre les procédures médicales non urgentes et à mettre les écoles en ligne pendant deux semaines.

Des lieux comme les centres d’entraînement, les théâtres, les musées, les salles de concert et les galeries d'art ont également été priés de fermer jusqu'au 26 janvier au moins.

En tant que gérante, Mme Battaglia a pu constater de visu les effets de la dernière vague. Au cours des dernières semaines, elle a répondu à des courriels de collègues de travail indiquant qu'ils avaient contracté le virus.

Elle affirme que sa vie est au neutre. Elle a terminé son diplôme de premier cycle en juin dernier et s'efforce de rembourser son prêt étudiant. Elle envisage de faire des études de droit. Et elle a des paiements pour sa voiture en plus des dépenses quotidiennes.

Des programmes inadéquats

Certains rappellent que les programmes du gouvernement qui visent à amortir la chute pour ces employés ne sont pas adéquats partout dans la province.

C’est le cas d’Olivier Boright, qui travaille à temps partiel dans un restaurant italien dans le Junction, à Toronto.

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Olivier Boright travaille dans un restaurant à temps partiel.

Photo : Radio-Canada

On reçoit 300 $ par semaine [du gouvernement]. C’est un problème, parce que le loyer à Toronto, c’est hyper cher. [...] 300 $ par semaine, c’est rien du tout.

M. Boright fait référence à la Prestation canadienne pour les travailleurs en cas de confinement du gouvernement fédéral.

Se serrer les coudes

Pour Aurelie Ferrandino, gérante du restaurant français Batifole, à East York, il s’agit une fois de plus d’une occasion de s’entraider. Nous avons une volonté de faire avancer le restaurant ensemble. Je ne crains pas du tout pour mon emploi. [...] [Le propriétaire Pascal Geoffroy] nous accompagne et nous soutient comme on accompagne Pascal et qu'on le soutient.

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Aurelie Ferrandino est gérante d'un restaurant dans East York.

Photo : Radio-Canada

Elle affirme avoir l’impression que les fermetures à répétition, imposées par les gouvernements, causent des préjudices à ceux qui travaillent dans l’industrie de la restauration. On n’est pas moins bien que les autres, on n’est pas plus précaires que les autres. [...] Ça affecte la vie des employés, la vie des gens.

Rien pour les employés mis à pied

Du côté du gouvernement provincial, des programmes existent pour aider les entrepreneurs, mais il n’existe aucun programme d’aide pour les employés mis à pied.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada mercredi après-midi, Emily Hogeveen, porte-parole du ministère des Finances de l’Ontario, a expliqué que les entrepreneurs recevront des remboursements pour certaines dépenses.

En plus de cela, oui, nous explorons activement les options pour des soutiens financiers supplémentaires pour les entreprises, y compris l'examen des options de subventions pour les entreprises touchées par le passage à la phase 2 modifiée, peut-on lire dans le courriel.

Avec des informations de Thilelli Chouikrat, Stella Dupuy et CBC News

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