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Sport universitaire à l’arrêt en Ontario : l’OUA crie à l’injustice

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Le basketball universitaire est à l'arrêt alors que certaines compétitions au niveau secondaire peuvent avoir lieu.

Photo : Twitter/Rams Women's Basketball

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L'Association des sports universitaires de l'Ontario (OUA) crie à l'injustice après que la province eut forcé ses athlètes à un arrêt complet de leurs activités alors que d'autres sports amateurs peuvent poursuivre leur saison malgré l'annonce de nouvelles restrictions sanitaires cette semaine.

Le gouvernement Ford a décrété lundi que les zones intérieures des installations utilisées pour les sports et les activités de conditionnement physique récréatives étaient désormais fermées sauf pour les athlètes s'entraînant pour les Jeux olympiques et paralympiques, certaines ligues sportives professionnelles comme la LNH et la NBA et des ligues d'élite de sport amateur dont les sports universitaires ne font pas partie.

Le président de l'OUA, Gord Grace, est abasourdi par ce qu'il estime être un manque de considération du gouvernement.

Nous sommes déçus de cette annonce, mais plus encore de ne pas avoir reçu une forme d'exemption pour que nos athlètes puissent continuer à s'entraîner, dit-il au bout du fil.

« Nous ne sommes pas trop sûrs de la définition des sports d'élite de la province. On comprend ce que sont les Maple Leafs, le Canadien et les Raptors. Mais des sports amateurs ont eu une exemption et nous croyons que nous en méritons une aussi. »

— Une citation de  Gord Grace, président de l'OUA

Face à une nouvelle vague de la pandémie, l'OUA avait choisi de suspendre toutes ses activités le 17 décembre dernier. Elle devait les reprendre le 6 janvier, mais elle a opté pour une reprise le 24. L'annonce du gouvernement repousse le début de ses saisons au 27 janvier, mais elle empêche surtout les athlètes de s'entraîner, ce qui était permis jusqu'à présent.

Nos athlètes veulent s'entraîner et nos entraîneurs aussi. Ils en ont besoin pour leur santé mentale et pour leur préparation en vue de la saison qui, on l'espère, aura toujours lieu, explique-t-il, soulignant au passage qu'il comprend que le variant Omicron a un impact énorme sur le système de santé de la province.

Tyler Sagl, de l'équipe masculine de basketball de l'Université Ryerson à Toronto, peine à comprendre comment il peut être privé d'entraînement, alors que l'Ontario Scholastic Basketball Association (OSBA), une ligue de basketball constituée de 17 écoles secondaires de la province, peut poursuivre ses activités.

Ça me perturbe. Beaucoup de joueurs de cette ligue tenteront d'intégrer un gros programme aux États-Unis, mais la majorité finira par jouer à l'université en Ontario, dit-il. Comment l'un peut-il être d'élite et pas l'autre?

On a fait tout ce qu'ils nous ont demandé. On s'est fait vacciner. On a fait les tests avant les entraînements. C'est frustrant d'en être là. Je ne sais plus trop quoi dire.

Kaillie Hall, de l'équipe féminine de basketball de l'Université Ryerson, abonde dans le même sens. C'est décourageant, dit-elle, d'autant plus que beaucoup d'entre nous étaient dans ces ligues avant de jouer à l'université.

L'OUA comprend des dizaines d'équipes et des centaines d'athlètes répartis dans 20 universités en Ontario. Certaines d'entre elles, dont l'Université Ryerson, ont publié des déclarations sur les réseaux sociaux demandant que l'OUA soit considérée comme une ligue d'élite de sport amateur par la province.

Le président de l'Association, Gord Grace, dit avoir tendu la main à la province. Il espère une résolution prochainement.

Dans un courriel, la province a indiqué que notre gouvernement fait tout en son pouvoir pour mettre un frein à la propagation de la COVID-19 et du variant Omicron. Ces mesures d'une durée limitée vont aider dans notre combat contre ce virus et prévenir la surcharge des hôpitaux. Cette décision basée sur les conseils du médecin hygiéniste en chef a été prise pour assurer la sécurité des gens.

Elle n'a pas expliqué pourquoi le sport universitaire n'a pas obtenu d'exemption pour poursuivre ses activités dans un cadre limité.

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