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Variant Omicron : le Yukon adapte sa stratégie

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Selon la médecin hygiéniste en chef du Yukon, Catherine Elliott, la plupart des habitants du territoire vont contracter la COVID-19 dans les semaines à venir.

Photo : Gouvernement du Yukon

Radio-Canada

Le gouvernement du Yukon modifie ses périodes d’isolement selon les cas d'infection et d'exposition et change ses critères pour avoir accès aux tests de dépistage.

Mercredi, lors de sa première conférence de presse de 2022, le gouvernement du Yukon a déclaré que la situation sanitaire allait se détériorer au cours des prochaines semaines.

À un certain point, la plupart d’entre nous vont être infectés par le variant Omicron, a dit la Dre Catherine Elliott, médecin en chef par intérim du territoire.

Le premier ministre, Sandy Silver, a également tenu à rappeler que la vaccination, bien que ne permettant pas d’échapper complètement au variant Omicron, restait tout de même la meilleure arme pour lui faire face.

Hier, cela faisait un an depuis que le premier vaccin a été distribué au Yukon et, à ce jour, près de 90 % des plus de 5 ans ont reçu au moins une dose du vaccin, et 80 %, une seconde dose.

Les autorités ont annoncé qu’elles augmentaient le nombre de rendez-vous offerts pour se faire vacciner à Whitehorse. Ainsi, dans la capitale, la clinique de vaccination sera désormais ouverte du lundi au samedi.

Alléger le fardeau de l'isolement

Catherine Elliott a aussi modifié les mesures d'isolement afin d'alléger le fardeau que cela représente.

  • Les personnes infectées au moins deux semaines après avoir reçu leur troisième dose doivent s'isoler pendant sept jours. Au bout de cette période, les personnes qui se sentent bien et n’ont aucun symptôme après avoir arrêté de prendre des médicaments peuvent reprendre leurs activités.
  • Les personnes infectées entre deux semaines et six mois après leur deuxième dose doivent suivre la même procédure.
  • Les personnes infectées qui ne font pas partie de ces deux groupes doivent s'isoler pendant 10 jours. Une fois cette période écoulée, elles peuvent mettre fin à leur isolement si elles n'ont plus de symptômes après avoir cessé de prendre des médicaments.

Sandy Silver a aussi reconnu qu'au territoire comme ailleurs au Canada l’accès aux tests de dépistage est limité. À plusieurs reprises cette semaine, de longues files de voitures se sont formées au centre de dépistage au volant de Whitehorse.

La Dre Catherine Elliott a souligné que l'accès aux tests de dépistage était donné en priorité aux personnes ayant un système immunitaire faible ou dont l'immunité vaccinale n'est pas optimale. Les personnes qui ont un bon système immunitaire et qui sont doublement vaccinées depuis moins de six mois ou triplement vaccinées depuis plus de deux semaines doivent donc patienter.

Il est plus important que les personnes ayant plus de risques de développer des formes graves de la maladie aient accès aux tests.

Sandy Silver a par ailleurs précisé que le Yukon allait recevoir une part juste des 140 millions de tests rapides envoyés par Ottawa aux provinces et territoires, sans donner plus de détails.

Ces nouvelles mesures, ainsi que celles annoncées le 31 décembre dernier, sont adoptées pour éviter au système de santé d’être submergé, selon les autorités territoriales. La Dre Elliott a toutefois souligné que, pour l'instant, ce n’est pas le cas. Au territoire en ce moment, un lit sur quatre aux soins intensifs est occupé.

Le 5 janvier, il y a 302 cas actifs de COVID-19 au Yukon, soit une moyenne de 63 nouveaux cas par jour depuis le 2 janvier.

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