•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Blaine Higgs ne suit plus de cours de français

Il dit s'exercer à parler cette langue dans le cadre de ses fonctions.

Blaine Higgs.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, n'est pas bilingue et ne suit plus de cours de français (archives).

Photo :  CBC / Ed Hunter

Lorsqu’il est devenu chef du Parti progressiste conservateur, Blaine Higgs a promis de devenir bilingue. Cinq ans et deux élections plus tard, il n’est toujours pas en mesure de tenir une discussion dans la langue de Molière.

Le premier ministre peut comprendre certaines questions qu’on lui pose en français, mais il n’est toujours pas en mesure de tenir une conversation dans cette langue.

Si la conversation est assez lente, je peux la comprendre. Mais être capable de répondre, ça reste un défi, je dois le reconnaître, concède-t-il dans une entrevue en anglais. Les questions posées en français ont été traduites par son équipe.

Fin des classes

Par le passé, Blaine Higgs est allé suivre des cours pour apprendre le français, mais ce n’est plus le cas désormais.

Je ne suis pas de cours de français pour l'instant, mais je pourrais probablement en prendre en ligne, indique le premier ministre.

Il dit apprendre la langue dans le cadre de ses fonctions de premier ministre, notamment en lisant des documents. C'est là que je pratique principalement mon français, lorsque je travaille avec mes collègues et que je fais des discours.

Du progrès dans l’apprentissage?

Blaine Higgs estime qu'il s’est amélioré. Le premier ministre ajoute régulièrement des passages en français qu’il lit dans ses allocutions.

J'ai le sentiment d'avoir fait de grands progrès avec ma prononciation, de sorte que les gens peuvent me comprendre lorsque je fais des présentations.

Mais il reconnaît qu’il est difficile pour lui d’atteindre un niveau de bilinguisme fonctionnel et fluide. Ça peut être un défi plus difficile pour certaines personnes.

« Quand je fais des vidéos, je pense que les gens peuvent me comprendre »

— Une citation de  Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick

En décembre, le premier ministre a justement partagé deux vidéos sur les réseaux sociaux pour encourager l'achat local pour le temps des Fêtes. L'une était en français, l'autre en anglais.

Théoriquement, il reste encore un peu moins de trois ans au mandat majoritaire de Blaine Higgs.

Les citoyens francophones du Nouveau-Brunswick pourront-ils tenir une conversation impromptue dans leur langue avec leur premier ministre d’ici la fin de son mandat? J’aime bien penser que oui, répond Blaine Higgs.

Il ajoute : Je suppose que l'on pourrait se demander : "Okay, alors combien de temps cela prendra-t-il? Quelle devrait être la durée du mandat?"

La SANB réagit

Pour être déçu, il aurait fallu avoir des attentes élevées, selon Alexandre Cédric Doucet, président de la Société acadienne du Nouveau-Brunswick (SANB). Dans le cas de Blaine Higgs, elles n'étaient pas hautes, dit-il.

Le Nouveau-Brunswick étant officiellement bilingue, Alexandre Cédric Doucet pense que la compréhension et la maîtrise du français devraient être un prérequis pour aspirer à devenir premier ministre.

Si je me mets dans la peau d'un élève de douzième année dans le secteur anglophone et que je vois que je peux être premier ministre sans parler l'autre langue officielle qui est le français, je pense que ça envoie le mauvais signal à la population, argumente-t-il.

Selon lui, le legs que pourrait laisser Blaine Higgs sera dans le dossier sur la révision de la loi sur les langues officielles. On est en attente d'une réaction de sa part, conclut le président de la SANB.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !