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Hôpitaux, refuges et écoles durement touchés par la hausse du nombre de cas de COVID-19

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La Dre Nicole Boutilier affirme qu’en date du 4 janvier, plus de 600 travailleurs de la santé étaient en isolement.

Photo : CBC

Radio-Canada

Le système de santé, les refuges pour sans-abri, les garderies et les écoles de la Nouvelle-Écosse doivent composer avec du personnel infecté ou en isolement.

La vice-présidente des services médicaux de la Régie de la santé de la province affirme que le manque de personnel pose problème. La Dr Nicole Boutilier précise qu’en date du 4 janvier, plus de 600 travailleurs de la santé étaient en isolement.

Nous évaluons constamment les capacités de nos établissements et nous envisageons toutes sortes de possibilités, par exemple ralentir le débit des opérations, dit la médecin.

La Nouvelle-Écosse ne permet pas aux professionnels de la santé d’écourter leur période d’isolement, comme c’est le cas dans d’autres provinces, mais les administrateurs étudient cette possibilité.

En attendant, Nicole Boutilier dit que c’est tout un casse-tête de continuer à servir la population.

« On doit constamment évaluer les besoins et réorganiser notre personnel et nos lits pour répondre à ces besoins. »

— Une citation de  La Dr Nicole Boutilier, vice-présidente de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse

Pression sur les refuges

Au moins un refuge pour sans-abri à Halifax a dû refuser des usagers en raison de la propagation du virus.

Le refuge Metro Turning Point compte six lits inutilisés, mais il ne peut pas accueillir d’itinérants en ce moment parce que six personnes ont la COVID-19.

Une de ces personnes est hospitalisée. Les cinq autres ont été transférées dans un hôtel pour s'isoler. Et les usagers qui restent doivent s'isoler jusqu'au 13 janvier avant que le refuge puisse rouvrir ses portes.

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Le temps froid pousse plus d'itinérants à fréquenter les refuges.

Photo : Radio-Canada / CBC

C'est horrible, dit Linda Wilson, directrice générale de Refuge Nouvelle-Écosse.

Elle dit que la décision de refuser l’accès à des gens dans le besoin est toujours difficile, même si ce n'est pas nouveau.

« Ça fait des années qu’on doit refuser des usagers en raison du manque de place. »

— Une citation de  Linda Wilson, directrice générale de Refuge Nouvelle-Écosse

Le refuge pour jeunes Phoenix doit aussi changer ses manières de faire parce que des employés ont eu des contacts rapprochés avec des personnes infectées et doivent maintenant s’isoler.

Linda Wilson dit que malgré ces problèmes, le personnel fait de son mieux et les gens dans le besoin ne doivent pas hésiter à demander de l’aide.

Ils seront aidés et appuyés non seulement par le personnel mais aussi par les intervenants de rue et par le ministère des Services communautaires, qui leur trouvera un abri temporaire pour répondre à leurs besoins.

Incertitude dans les garderies et dans les écoles

Certains propriétaires de garderie auraient aimé qu'une politique similaire à celle de l’Île-du-Prince-Édouard soit mise en œuvre pour freiner la propagation du virus dans leurs établissements. À l’Île, des trousses de tests rapides sont données aux travailleurs des garderies.

La Nouvelle-Écosse n’empruntera pas cette voie. La porte-parole de Santé Nouvelle-Écosse, Marla McInnes, dit qu’avec la hausse du nombre de cas de COVID-19, les tests rapides doivent être utilisés avec prudence. Ils sont réservés au personnel des lieux de travail qui servent des populations plus vulnérables, notamment les refuges et les établissements de soins de longue durée.

Le ministère de l'Éducation et du Développement de la petite enfance recommande que les garderies restent ouvertes et offre la possibilité d'un soutien financier si des garderies sont contraintes de fermer par les autorités de santé publique.

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La distanciation physique est de mise lors des activités extérieures.

Photo : CBC/Paul Palmeter

Pendant ce temps, d’autres voix s’élèvent pour dénoncer le retour en classe en présentiel prévu le 10 janvier pour les écoles primaires et secondaires publiques de la province. Le président du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse (NSTU), Paul Wozney, dit qu’un récent sondage démontre que la majorité des membres du syndicat ne croient pas qu'il soit sécuritaire de recommencer l’école en présentiel.

Avec le nombre de cas quotidiens qui se comptent maintenant par milliers, il y a une forte probabilité que des centaines d'expositions dans les écoles surviennent dès le premier jour, dit-il.

L’association des administrateurs d’écoles publiques de la Nouvelle-Écosse s’inquiète elle aussi. Le président Tim Simony dit que de nombreux détails du plan de rentrée scolaire n'ont pas encore été publiés, ce qui rend la préparation difficile pour ses membres. Il s’interroge aussi sur le fonctionnement de la recherche des contacts qui sera maintenant la responsabilité des administrateurs.

Les autorités provinciales prévoient faire une mise à jour sur la COVID-19 et répondre à certaines questions à 15 h.

Avec les informations de Jack Julian, Carolyn Ray et Pam Berman, de CBC

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