•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La construction de Coastal GasLink reprend après le départ d’opposants au gazoduc

Des manifestants bloquaient l’accès à un chantier important près de Houston depuis le 19 décembre.

De grands tronçons de tuyaux sont mis en terre à l'aide de machinerie lourde.

Selon Coastal GasLink, les travaux de construction du gazoduc sont terminés à plus de 50 %.

Photo : Coastal GasLink

Radio-Canada

Les travaux de construction du gazoduc Coastal GasLink ont repris à proximité de Houston, dans le nord de la Colombie-Britannique, après le départ d’opposants au pipeline qui bloquaient l’accès à l'un des chantiers.

Selon la compagnie TC Énergie, qui construit le pipeline, les groupes d’opposants ont quitté le chemin forestier qui mène à ce chantier.

Les travaux reprennent de manière sécuritaire le long du tracé du projet Coastal GasLink après la pause des Fêtes, indique l’entreprise par communiqué.

Le 19 décembre, un groupe de manifestants avait à nouveau occupé l’endroit où la compagnie gazière prévoit forer le sol pour faire passer le pipeline sous la rivière Morice, nommée Wedzin’Kwa en langue wet’suwet’en, un point de passage essentiel.

Depuis, ils ont procédé à une retraite stratégique pour éviter d’être arrêtés par des policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), affirme dans une déclaration écrite le groupe Gidimt’en Checkpoint, engagé depuis 2018 contre Coastal GasLink.

Nos guerriers ne sont pas ici pour être arrêtés, dit l’une de ses leaders, Molly Wickham. Nos guerriers sont ici pour protéger le territoire et l’eau, et nous continuerons à le faire coûte que coûte.

Arrestations cet automne

En novembre, une trentaine de personnes, dont Molly Wickham, ont été arrêtées pour violation d’une injonction accordée à Coastal GasLink leur interdisant d’entraver les travaux de construction du gazoduc.

Elles doivent comparaître devant le tribunal au début du mois de février. Les accusations contre deux journalistes arrêtés pendant qu’ils couvraient l’intervention policière ont quant à elles été abandonnées.

Des chefs héréditaires et des membres de la nation wet’suwet’en s’opposent fermement au projet, qui doit transporter du gaz naturel de Groundbirch, dans le nord-est de la Colombie-Britannique, jusqu’au port de Kitimat, sur la côte.

Des personnes masquées tiennent dans les mains un drapeau. Ils sont debout devant un bus scolaire enneigé.

Selon Coastal GasLink, les manifestants qui ont occupé les lieux à partir du 19 décembre ont menacé des agents de sécurité, notamment en tirant des fusées de détresse.

Photo : Fournie par Arvin Singh

Une partie du tracé de 670 kilomètres traverse le territoire traditionnel des Wet'suwet'en, une zone de 22 000 kilomètres carrés qui englobe notamment les villes de Smithers et de Houston.

Selon le groupe Gidimt’en Checkpoint, des policiers étaient en route vers le territoire wet’suwet’en, dimanche, ce qu’a nié un porte-parole de la GRC, Dawn Roberts, lundi.

Nous ne sommes au courant d’aucun besoin d’intervention, a-t-il affirmé à CBC.

Trois années d'intervention de suite

Depuis 2019, la GRC intervient chaque année pour arrêter des opposants à Coastal GasLink et démanteler des barrages routiers et des campements bloquant l’accès à des chantiers de construction.

Ces opposants agissent avec l’accord des chefs héréditaires des Wet’suwet’en, qui n’ont pas consenti au passage du pipeline sur leur territoire traditionnel.

Les cinq conseils de bande wet’suwet’en élus qui se trouvent le long de son tracé ont signé des accords avec la compagnie gazière qui leur garantissent des investissements, des emplois et des redevances à long terme.

Avec des informations de Betsy Trumpener

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !