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Le recrutement, le nerf de la guerre pour aider les garderies à traverser la 5e vague

Des enfants, assis par terre, écoutent une histoire.

Les garderies albertaines sont toujours ouvertes malgré la fermeture des écoles.

Photo : iStock

Les garderies francophones de l'Alberta se disent bien préparées pour offrir les services de garde préscolaire et parascolaire alors que les cas d’infection à la COVID-19 montent en flèche, tant que le personnel reste en bonne santé.

Si les écoles restent fermées cette semaine, les garderies ont rouvert leurs portes lundi.

Selon Maryse Champagne, directrice générale de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), régionale de Wood Buffalo, le retour se passe bien à la garderie Madame Picolo : Ça va quand même passablement bien. On n’a pas eu de cas [d’infection] depuis le printemps dernier.

La situation est similaire dans les garderies du Réseau des garderies francophones de l’Alberta.

Peu d'absentéisme

Même avec le temps des fêtes, on a très peu d’absentéisme à cause de maladie, précise Mireille Péloquin, directrice générale de la Fédération des parents francophones de l’Alberta, organisme qui chapeaute le réseau. On croit que c’est grâce au fait qu’en octobre on a développé une politique de vaccination.

Les employés du réseau ont été fortement encouragés à se faire vacciner à l’automne et ceux qui ne le sont pas doivent se faire tester tous les matins, indique Mme Péloquin. Ces garderies ont aussi toujours maintenu le port du masque par les employés et un système de groupes d’enfants. Le gouvernement avait retiré ces mesures en novembre.

Pour nous, la gestion de la pandémie est bien plus importante. Les écoles sont fermées, mais les services de garde sont ouverts et on ne veut pas les voir fermer, c’est trop difficile pour nos familles, ajoute Mme Péloquin.

Une situation fragile

Si tout se passe bien pour l’instant, la situation pourrait se détériorer rapidement, croit Maryse Champagne, de la garderie Madame Picolo.

J’ai quelques remplaçantes que je peux appeler, mais c’est sûr que, si j'ai deux ou trois absences [parmi les employés], ça va commencer à compliquer les choses. La garderie Madame Picolo avait dû fermer ses portes à quelques reprises au printemps dernier, faute de personnel.

En espérant que l’école n’ira pas en ligne la semaine prochaine parce que, là, dit-elle, je vais perdre des employés. [...] J'ai du personnel qui a des enfants d’âge préscolaire. Donc, ils doivent s’absenter.

L’autre point d’interrogation, selon Mme Champagne, ce sont les services de la halte scolaire, le service de garde parascolaire qui est fermé en ce moment, tout comme la prématernelle. L’ACFA régionale de Wood Buffalo tente d’obtenir une permission du gouvernement pour rouvrir ces services le plus tôt possible pour aider les familles de la région.

Mireille Péloquin, du Réseau des garderies francophones de l’Alberta, trouve aussi que c’est un gros point d’interrogation en ce moment, ce qui complique la gestion du personnel en garderie.

« On ne sait pas quelles restrictions vont être placées. [Le gouvernement] va peut-être demander, quand les enfants vont revenir à l’école, de se faire tester tous les jours. On ne sait pas trop pour l’instant, les services sont fermés alors on est en train d’évaluer la situation »

— Une citation de  Mireille Péloquin, Réseau des garderies francophones de l'Alberta

La ministre de l’Éducation, Adrianna LaGrange, a annoncé de l’aide pour les écoles à la reprise des classes, prévue pour le 10 janvier. Des masques chirurgicaux seront notamment distribués aux élèves et aux enseignants. Rien n’a toutefois été annoncé pour les services de garde.

Là où ça coûte cher, c’est dans le personnel, dit Mireille Péloquin. On a besoin de plus de personnel à cause de la gestion pandémique. C’est certain que de l’aide en ressources humaines, ce serait sûrement bienvenu.

Pour appuyer sa demande, elle donne l'exemple de la garderie francophone de Brooks. Il n’y a qu’une seule employée et si elle tombe malade, nous n’avons personne pour la remplacer. Dans une telle éventualité, les parents francophones de la région se retrouvaient sans garderie.

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