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Représenter l’Outaouais aux Jeux du Québec en mars 2022, rêve possible ou utopie?

De nombreux athlètes posent fièrement, médaille au cou, devant une affiche de l'Outaouais

L'Outaouais avait fait excellente figure aux derniers Jeux du Québec en 2019 (archives).

Photo : Courtoisie - Délégation Outaouais

Après avoir été reportée en raison de la pandémie l'année dernière, la 56e Finale des Jeux du Québec doit s'amorcer dans deux mois jour pour jour, à Rivière-du-Loup. Les restrictions sanitaires actuelles empêchent toutefois la tenue des qualifications régionales dans plusieurs disciplines sportives à l'échelle de la province, ce qui met l'événement en péril.

L'organisation de la compétition en mars prochain semble donc de plus en plus improbable.

Moi je trouve ça plate, parce que c'était une super belle saison cette année pis là c'est tout annulé. C'est juste décevant, confie Ariel Lamarche, une gardienne de but de 13 ans sélectionnée pour faire partie de l'équipe de ringuette de l'Outaouais.

Au moment où on se parle, on a à peu près 20 % de nos sports qui ont des athlètes qualifiés pour les Jeux du Québec. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'on a jusqu'au 13 février pour effectuer nos qualifications, précise Stéphane Bertrand, le chef de la délégation de l'Outaouais en vue de la 56e Finale des Jeux du Québec.

La majorité des associations sportives doivent obtenir le feu vert d'ici la fin janvier pour pouvoir établir un échéancier réaliste. C'est sans compter le fait que les organisateurs devront relever des défis majeurs dans le contexte pandémique actuel.

Tout ce qui est la logistique, comme le transport, l'alimentation et l'hébergement lors de la Finale des jeux, on parle de 3000 athlètes qui vont se présenter à Rivière-du-Loup, rappelle M. Bertrand.

Une alternative peu alléchante

Il reste toujours la possibilité d'organiser la compétition à huis clos, mais cette solution est peu attrayante aux yeux de bien des athlètes.

Je trouve que c'est important d'avoir sa famille, d'avoir des gens pour nous encourager. Si jamais il n'y a pas ça, je pense que les Jeux du Québec ne valent pas vraiment la peine, estime Arnaud Cormier, un patineur de vitesse de 16 ans qui a déjà obtenu son billet pour faire partie de la délégation de l'Outaouais.

Des jeunes en patins.

Les athlètes en patinage de vitesse qui doivent représenter l'Outaouais à la 56e Finale des Jeux du Québec à Rivière-du-Loup.

Photo : Radio-Canada

Son grand frère Mathias a participé aux Jeux du Québec à trois reprises entre 2015 et 2019. S'il en garde un bon souvenir, c'est surtout parce qu'il a pu socialiser avec des athlètes d'autres disciplines et d'autres régions.

Il y en a qui sont là pour compétitionner et performer, mais la plupart du monde sont là parce que c'est un gros événement, affirme Mathias Cormier.

Résultat : la plupart des athlètes se sont déjà faits à l'idée qu'ils ne prendront pas l'autobus en direction de Rivière-du-Loup au mois de mars. D'autres, toutefois, estiment qu'il est trop tôt pour faire une croix sur la compétition.

Je me dis que tout est possible, je ne veux pas lancer la serviette tout de suite. J'aimerais ça qu'on pense à nos jeunes pis qu'on leur permette de continuer leur sport pour pouvoir grandir là-dedans, déclare Sonia Bertrand, la responsable de l'équipe de hockey féminin de la délégation de l'Outaouais.

Alors que la pandémie de COVID-19 continue de chambouler les compétitions sportives aux quatre coins de la planète, les sportifs de la province gardent un mince espoir que le cadran de la cinquième vague s'écoulera à temps pour que la 56e Finale des Jeux du Québec soit épargnée.

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