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Swoop interdit à une Albertaine atteinte de la maladie de Huntington de prendre l’avion

La famille Weeks en vacances.

Keith Weeks, à gauche, indique que la compagnie aérienne ne leur a pas dit si les billets d’avion seront remboursés.

Photo : Fournie par Keith Weeks

Radio-Canada

Une Albertaine s’est vu refuser l’embarquement pour un vol de la compagnie aérienne Swoop en raison de ses mouvements involontaires causés par la maladie de Huntington, dont elle souffre.

Angela Weeks possède une note de son médecin indiquant qu’elle peut voyager seule. Mais la compagnie aérienne l’a tout de même empêchée d'accéder à ses services si elle n’était pas accompagnée, déclare sa famille.

De son côté, Swoop affirme qu’Angela Weeks doit voyager avec un accompagnateur. La compagnie aérienne souligne que, de son point de vue, l’Albertaine ne peut voyager seule.

Assez autonome pour voyager

Angela Weeks était en vacances au Manitoba chez une de ses sœurs. Elle devait ensuite prendre l’avion pour rejoindre son autre sœur en Colombie-Britannique.

À l’aéroport, des employés au comptoir de Swoop ont refusé de lui permettre de prendre son vol. Ils s'inquiétaient de ses mouvements involontaires et des désagréments qu’ils pourraient causer aux autres passagers.

La famille Weeks pose devant la caméra.

Angela Weeks, à droite, s’est vu refuser d’embarquer dans un vol de la compagnie aérienne Swoop, en raison des mouvements involontaires causés par la maladie de Huntington, affirme son mari, Keith Weeks.

Photo : Fournie par Keith Weeks

Des employés de la compagnie aérienne ont mis une note dans son dossier affirmant qu'elle était obligée de voyager avec un accompagnateur et avoir une note de son médecin.

Son mari, Keith Weeks, reconnaît que cela sera nécessaire à l'avenir, en raison de la maladie de sa femme, mais dit que, pour le moment, elle peut voyager seule.

Angela Weeks est encore assez autonome pour s’habiller, se nourrir, marcher ou aller aux toilettes, selon sa soeur, Natalie Degerness.

La famille ne croit pas à un remboursement

Dans une déclaration envoyée à CBC/Radio-Canada, Swoop conteste le fait qu’Angela Weeks peut prendre un de ses vols à l'avenir si elle n'est pas accompagnée d’une personne en mesure de lui prêter assistance .

La compagnie aérienne soutient que son personnel a déterminé que Mme Weeks était inapte à voyager de manière sécuritaire sans être accompagnée .

Après avoir été refoulés à l’aéroport, le mari et la sœur d’Angela Weeks se sont entendus pour se retrouver à Regina, ce qui représentait un trajet de plusieurs heures pour chacun d'eux.

Je ne pense pas qu’ils [Swoop] réalisent à quel point ils ont tout gâché pour [nous], explique Keith Weeks.

Keith Weeks estime que la moindre des choses, c'est que la compagnie aérienne offre une compensation pour son voyage.

Je peux comprendre qu’il y ait des inquiétudes liées aux mouvements [d’Angela Weeks] pour la personne à ses côtés. Peut-être que cela l'agacera un peu, mais peut-être [qu’une agente de bord] peut lui expliquer pourquoi elle [agit ainsi], conclut Keith Weeks.

Avec les informations de Meghan Grant

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