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Gadgets contre la COVID-19, IA et robots s’invitent en avant-première du CES

Un groupe de personnes portant des masques chirurgicaux circulent dans un centre arborant les lettres «CES» et la mention «Welcome to Las Vegas».

Le Consumer Electronics Show se tient en présentiel jusqu'au 7 janvier 2022.

Photo : afp via getty images / PATRICK T. FALLON

Agence France-Presse

De mignons robots, des technologies contre la COVID-19, des enceintes, des lampes, des brosses à dents et divers engins électriques et autonomes ont été présentés en avant-première du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas.

La grand-messe de l'électronique grand public s'ouvre mercredi avec moins d'entreprises qui exposent et de personnes qui participent que prévu, plusieurs ayant décidé d’annuler leur venue en raison de la propagation du variant Omicron.

Des masques pour lutter contre la COVID-19

La jeune pousse française Airxôm a amené de Lyon son prototype de masque, qui protège contre la pollution, les bactéries et les virus, dont le SARS-CoV-2.

Sa coque en plastique blanc, qui couvre le nez et la bouche, évoque les soldats impériaux de Star Wars. Connectée à un boîtier à porter à la ceinture, elle contient un filtre actif capable de détruire les particules fines et les composés organiques volatils, c'est-à-dire les agents pathogènes ou polluants.

C'est un outil fantastique pour lutter contre la crise de la COVID-19, promet Franck Glaizal, cofondateur d'Airxôm.

Les masques classiques ne sont pas étanches à 100 %, car l'air passe sur les côtés. Notre masque est complètement étanche, et très confortable, assure de son côté Trong Dai Nguyen, difficile à entendre à travers l'épais masque.

Cet ingénieur d'Airxôm précise que l'entreprise travaille à améliorer le son pour la prochaine version. Le modèle actuel doit être commercialisé au printemps, au coût d’environ 430 $.

Si on change nos masques (chirurgicaux) toutes les quatre heures, après trois ans, ça revient plus cher que notre masque, souligne Trong Dai Nguyen.

Un homme porte un masque muni d'un petit ventilateur.

Éric Fouchard, président de NewPadMaker.

Photo : AFP / PATRICK T. FALLON

Fatigué d'étouffer sous son masque anti-COVID, Eric Fouchard a mis au point un mini-système de ventilation qui se place sous la protection en papier.

Baptisé Aeronest, le microventilateur de la jeune pousse NewPadMaker tient en place grâce à un double aimant et est alimenté par une batterie minuscule, attachée à un cordon qui passe sur la nuque de la personne qui le porte.

Quand vous prenez l'avion ou le train, ça vous permet de respirer normalement, indique l'entrepreneur à l'AFP. Il peut aussi servir quand vous travaillez et que vous voulez empêcher la buée de se former sur vos lunettes.

Un robot réconfortant

En japonais, l'expression amagami signifie morsure douce. C'est une sensation très agréable dont nous voulons faire profiter le monde, précise l'entrepreneur japonais Shunsuke Aoki.

Une main place un doigt dans la gueule d'un chaton robot.

Le robot-chaton Amagami Ham Ham, de Yukai Engineering

Photo : AFP / PATRICK T. FALLON

Son robot peluche, qui ressemble autant à un chat qu'à un petit chien, mordille gentiment le doigt qui se présente sous son museau.

La jeune pousse a cherché à répliquer ce geste instinctif des bébés animaux, pensant que des personnes pourraient y trouver du réconfort.

Shunsuke Aoki, par exemple, dit utiliser le robot compagnon pendant qu'il conduit. Avec la COVID, quand les gens passent leur journée à la maison, c'est très réconfortant, note-t-il.

L’intelligence artificielle au volant

Des technologies d'intelligence artificielle (IA) remplacent les volants et les êtres humains aux commandes des voitures de type formule 1 qui se mesureront vendredi lors d'une course inédite.

Elles sont complètement autonomes. C'est le logiciel qui dirige la voiture, explique Paul Mitchell, patron d'Energy Systems Network, l'organisateur de la course.

Le système informatique prend les informations des capteurs et ordonne à l'automobile de tourner, de freiner, d'accélérer ou de doubler, ajoute-t-il.

Les engins s'affronteront deux par deux sur le circuit de Las Vegas à des vitesses pouvant aller jusqu'à 260 km/h.

L'idée n'est pas seulement de divertir, mais aussi de tester et perfectionner ces logiciels, en vue de les utiliser un jour sur l'autoroute.

Les voitures de course et les courses en général sont un moyen idéal de pousser les technologies à la limite absolue, estime Paul Mitchell.

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