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Les enfants et le personnel des garderies exposés au virus devront finalement s’isoler

Sans explications, Québec jette à la poubelle sa propre directive annoncée à la fin du mois de décembre.

Des enfants dans une garderie

De nouvelles directives concernant la gestion des cas dans les services de garde québécois ont été annoncées.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Est-ce la fin de l'imbroglio qui secoue le réseau des services de garde, les éducatrices, leurs syndicats et de nombreux parents? Peut-être pas.

Après plusieurs journées de tergiversation, le gouvernement Legault et la Direction générale de la santé publique du Québec ont décidé de mettre aux oubliettes les consignes envoyées aux garderies fin décembre.

Dans le même temps, des règles bien différentes toucheront à la fois les parents, les enfants et le personnel des garderies.

Contrairement à la mesure gouvernementale datée du 30 décembre et révélée par Radio-Canada, les enfants et le personnel exposés au virus auront finalement besoin de s'isoler.

Un isolement de 10 jours est à nouveau requis pour les 0-5 ans. Il est de 5 jours en revanche pour les éducatrices doublement vaccinées, qui devront ensuite revenir au travail.

Il s'agit d'un revirement de situation, puisque le ministère de la Famille avait récemment signifié que ceux en contact étroit avec une personne déclarée positive pouvaient demeurer dans leur milieu de garde et n'avaient plus besoin de faire un test de dépistage s'ils n'ont aucun symptôme.

Face à la grogne provoquée par ces informations transmises discrètement aux services de garde sans aucune communication publique, la santé publique de Montréal avait suspendu en début de semaine, de sa propre initiative, cette directive.

Des règles différentes

Pour les personnes qui ont reçu un test positif dans les services de garde, les règles changent aussi et diffèrent par rapport au reste de la population.

Plus tôt dans la journée, Québec avait annoncé une réduction de la période d'isolement de 10 à 5 jours pour les personnes doublement vaccinées et les enfants de moins de 12 ans. Mais contrairement à ce qui a été déclaré, cette nouvelle règle ne vise pas toute cette tranche d'âge.

Les bambins infectés fréquentant un service de garde devront rester en isolement durant 10 jours.

Pour le personnel doublement vacciné des garderies, cette durée sera au minimum de 5 jours. Si les symptômes ont disparu ou fortement diminué, les éducatrices seront de retour dans leur installation, avec l'obligation de garder un masque durant les 5 jours suivants.

Au sein d'une même famille, voire d'une fratrie, les règles d'isolement en cas de test positif ou d'exposition au virus seront donc différentes.

Les associations rassurées, mais perplexes

Les différentes associations des services de garde ont été rassurées par ce retour en arrière. Mais elles restent perplexes.

C'est rassurant de voir qu'on agit avec prudence, mais on n'a pas trop compris pourquoi ils reculent, affirme Geneviève Bélisle, la directrice de l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE).

« On a toujours plein de questions. Dans les dernières heures, pour les familles, les périodes d'isolement sont passées de 10 jours à 0 jour, à 5 jours, puis à nouveau à 10 jours. »

— Une citation de  Geneviève Bélisle, directrice de l'AQCPE

Ce qui me fait peur, c'est qu'on nous donne une patate chaude à gérer, regrette Marie-Claude Collin, qui dirige la Coalition des garderies privées non subventionnées.

« S'il y a une grogne des parents, ce ne sera plus gérable. Nous aussi, on a de la misère à comprendre. Il nous faudra l'entière collaboration des parents, sinon, ce sera épouvantable à gérer. »

— Une citation de  Marie-Claude Collin, présidente de la Coalition des garderies privées non subventionnées

Selon Samir Alahmad, le président de l'Association des garderies privées, rien ne doit être tenu pour acquis. On nous dit ça aujourd'hui et demain, peut-être, ce sera autre chose, souligne-t-il.

On n'a pas eu d'explications, reprend-il. Ils reviennent en arrière après une levée de boucliers. Je pense que c'est une bonne décision, on avait des inquiétudes. On nous a aussi dit qu'on aura rapidement de nouveaux tests rapides. On pourra s'en servir aussi pour les éducatrices. C'est une bonne chose.

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