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Les professeurs de l’Université Concordia d’Edmonton se mettent en grève

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Des professeurs devant le manoir Magrath, une propriété historique du quartier Highlands d'Edmonton récemment acquise par l'université.

Photo : Radio-Canada / David Bajer

Après des mois de négociations sans succès, les membres du personnel d'enseignement et de recherche de l'Université Concordia d’Edmonton ont entamé une grève mardi. Ils réclament une augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail pour les professeurs.

Un piquet de grève a été mis en place dès 9 h devant le manoir Magrath, une propriété historique du quartier Highlands que l'université a acheté récemment.

Le 22 décembre, l'Association des professeurs de l'Université Concordia d'Edmonton (CUEFA), qui défend 82 professeurs à temps plein, a envoyé un avis de grève officiel à l'administration universitaire, prévenant que ses membres quitteraient le travail au début de la nouvelle année si l'équipe de négociation de l'établissement ne parvenait pas à conclure une entente.

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Après des mois de négociations, des membres du corps professoral ont quitté le travail pour manifester mardi matin.

Photo : Radio-Canada / David Bajer

Points de friction

Les membres de la CUEFA ont l'une des charges de travail les plus élevées du pays pour le personnel universitaire qui font également de la recherche, peut-on lire dans le communiqué.

De plus, le salaire du personnel d'enseignement et de recherche est près du bas de l'échelle parmi les universités canadiennes ayant un nombre comparable d'étudiants, affirme le communiqué.

L'Université et l'association ont signé plus de la moitié des 41 articles d'une nouvelle convention collective, mais, en date du mois dernier, des points de friction subsistaient.

Si une nouvelle convention est conclue, les professeurs devront donner moins de cours pour compenser l'augmentation de la recherche. Toutefois, l'association reste préoccupée, entre autres, par la charge de travail du personnel non enseignant et par les salaires.

Notre association de professeurs est étonnée que l'administration ait rejeté nos propositions salariales raisonnables, indique Glynis Price, présidente de la CUEFA.

Concordia est fière de devenir un institut de recherche. Mais pour y parvenir, il faut être capable de retenir et de recruter de jeunes chercheurs. Malheureusement, avec notre salaire, ce n'est pas quelque chose qui sera facile à faire, ajoute-t-elle.

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Le corps professoral de l'Université Concordia d'Edmonton est en grève après notamment un profond désaccord sur les négociations salariales.

Photo : Radio-Canada / David Bajer

L’Université privée a affiché un excédent de 11,5 millions de dollars en 2020-21, selon le communiqué. La CUEFA déplore que l'administration ait choisi d'utiliser 1,75 million de dollars pour acquérir le manoir Magrath d'Edmonton, un bâtiment sans rôle clair dans les opérations de base de l'université.

Il n'est pas particulièrement fonctionnel pour l'enseignement, affirme Glynis Price. Puisqu'il est dans un quartier résidentiel, nous ne pourrons pas y organiser de grands événements, et nous pensons que ces 1,75 million auraient pu être utilisés de manière plus efficace. L'argent aurait pu aider à construire un nouveau bâtiment, réduire les frais de scolarité ou augmenter les salaires du personnel, estime-t-elle.

Études en péril

La grève interrompt le début du semestre d'hiver, alors que 2500 étudiants devaient reprendre les cours en ligne mardi.

Nous sommes attristés par le fait que l'administration refuse de céder et préfère perturber la vie des étudiants et ajouter à leur stress en mettant en péril leur trimestre d'hiver, indique Glynis Price dans le communiqué.

Ashley Callaham, étudiante de troisième année, souligne que l'administration n'a pas été claire sur le fait que les cours étaient annulés en raison de la grève.

Toutes les associations d'étudiants ont publié sur leurs médias sociaux que des choses comme la bibliothèque et le gymnase étaient fermés. Mais au-delà de ça, elles n'ont jamais indiqué pourquoi et n'ont jamais déclaré expressément que les cours étaient annulés [...] Ce qui est assez inacceptable de notre point de vue, dit-elle.

C'est évidemment stressant [que les cours soient annulés], affirme Ashley Callaham. Malgré le fait qu'ils seront perturbés, nous espérons que l'administration entendra la voix des étudiants et de l'association des professeurs et trouvera un accord équitable aussi vite que possible.

Selon le communiqué, lors d'un scrutin en novembre dernier, 90 % des membres de la CUEFA qui ont voté ont soutenu un mandat de grève, 95 % des membres ayant participé.

L'administration prête à discuter

L'équipe de négociation de l'université est disposée à reprendre les discussions avec l'association des professeurs à tout moment et continuera à travailler à un accord.

Nous regrettons les perturbations subies par nos étudiants, leurs familles et notre communauté universitaire, affirme le comité de négociation.

L'université garde l'espoir que la grève sera brève.

D'après les informations de Sissi De Flaviis

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