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Gale verruqueuse : l’année 2022 commence sur une note d’incertitude à l’Î.-P.-É.

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Les exportations de pommes de terre de l'Île-du-Prince-Édouard aux États-Unis sont suspendues depuis maintenant six semaines.

Photo : CBC/Kirk Pennell

Radio-Canada

Les producteurs de pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard ne savent pas à quoi s’attendre en ce début d'année 2022 quant à la reprise des exportations aux États-Unis.

Six semaines se sont écoulées depuis que l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a interdit ces exportations en raison de la découverte de la gale verruqueuse de la pomme de terre dans deux champs de la province.

Les producteurs ressentent du découragement et du désespoir, indique le président de l’Office de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard, John Visser.

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La gale verruqueuse de la pomme de terre réduit le rendement des fermes mais ne pose aucun danger pour la santé humaine, assure l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

Photo : Agence canadienne d'inspection des aliments

L’ACIA a dévoilé à la fin de décembre les résultats d’une étude (Nouvelle fenêtre) qui ne fait état d’aucune preuve de présence de gale verruqueuse dans un millier de champs au Canada, dont presque 200 à l’Île-du-Prince-Édouard.

John Visser affirme que ces données ne constituent qu’une pièce du casse-tête pour reprendre les exportations aux États-Unis. Il espère que les autorités canadiennes et américaines s’entendront pour la suite des choses.

Plaidoyer pour la vente de pommes de terre de semence au Canada

Trois députés fédéraux de l’Île-du-Prince-Édouard, Heath MacDonald, Sean Casey et Robert Morrissey, ont récemment envoyé une lettre à la ministre de l’Agriculture du Canada, Marie-Claude Bibeau.

Ils affirment dans leur lettre que les mesures de prévention de la gale verruqueuse fonctionnent. Ils demandent à la ministre de transmettre immédiatement les résultats de cette étude au département américain de l’Agriculture.

Les trois députés demandent aussi à Ottawa de permettre la vente au Canada de pommes de terre de semence de l’Î.-P.-É., elle aussi suspendue en vertu de la décision prise par l’ACIA. L’exportation de pommes de terre de semence aux États-Unis avait été suspendue auparavant.

La vente de pommes de terre fraîches de l’Î.-P.-É. est permise au Canada et la vente de pommes de terre de semence devrait l’être elle aussi à la suite de cette étude scientifique, explique le député MacDonald.

Selon Heath MacDonald, la ministre Bibeau a rapidement répondu que son gouvernement y travaille et qu’il a transmis les résultats de cette étude aux autorités américaines.

Des pertes estimées à 120 millions de dollars

Le ministre des Anciens Combattants du Canada, Lawrence MacAulay, est le seul député fédéral de la province à ne pas avoir signé cette lettre. Toutefois, il affirme dans une déclaration écrite que son gouvernement va faire tout ce qu’il peut pour reprendre les exportations de pommes de terre aux États-Unis.

Lawrence MacAulay souligne qu’il s’agit pour lui de la priorité absolue, comme c’est le cas pour les autres députés de l’Île-du-Prince-Édouard.

Le gouvernement fédéral a récemment annoncé une aide de 28 millions de dollars aux agriculteurs touchés par la suspension des exportations. John Visser espère que ce n’est qu’un début parce que, précise-t-il, les producteurs sont en train de perdre des ventes évaluées à plus de 120 millions de dollars.

D’après un reportage d’Arturo Chang, de CBC

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