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Les nouvelles restrictions provinciales en Ontario font réagir à Ottawa

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Les salles à manger des restaurants devront fermer à nouveau en Ontario à compter du 5 janvier 2022 (archives).

Photo : Radio-Canada / Christian Patry

Radio-Canada

Les nouvelles restrictions annoncées par le gouvernement Ford lundi en réponse à la montée fulgurante des cas de COVID-19 suscitent plusieurs réactions dans la région d’Ottawa.

C’est la dernière chose à laquelle on s’attendait, la fermeture des écoles, déplore pour sa part Lucille Collard, députée d’Ottawa-Vanier pour le Parti libéral de l’Ontario. Selon elle, le gouvernement avait pourtant indiqué à plusieurs reprises, que les écoles allaient fermer en dernier recours.

Rappelons que les écoles primaires et secondaires sont fermées jusqu’au 17 janvier. Les cours qui reprennent cette semaine seront offerts à distance.

Je suis très déçue de la tournure des événements et très inquiète pour les parents qui ne savent pas comment ils vont faire face à cette nouvelle fermeture, dit-elle, en ajoutant ne pas comprendre pourquoi les mesures sanitaires dans les écoles, telles que le masque, ne sont plus suffisantes.

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Lucille Collard, députée d’Ottawa-Vanier pour le Parti libéral de l’Ontario (archives)

Photo : Radio-Canada

« Je pense qu'ils réagissent quand la science les frappe en plein visage, puis là ils prennent une décision en 30 secondes.  »

— Une citation de  Lucille Collard, députée d’Ottawa-Vanier pour le Parti libéral de l’Ontario

Je pense que les jeunes ont besoin d’être à l’école, ils ont besoin d’un environnement social et d’un équilibre moral. Le meilleur endroit pour eux et leur famille, c’est d’être à l’école, insiste la députée.

Mme Collard trouve illogique que les centres d’achat demeurent ouverts, contrairement aux écoles :Il faudrait nous démontrer de quelle façon on va continuer à pouvoir réduire les contaminations avec ces mesures-là.

Outre les écoles, la députée interpelle aussi le gouvernement sur l’aide aux entreprises. Il faut faire les ajustements nécessaires pour donner une aide appropriée aux petites entreprises parce qu'encore une fois, au niveau de l'économie, ça risque de faire très mal.

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Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a annoncé de nouvelles restrictions, le 3 janvier 2022.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

« Il faudrait réitérer au gouvernement que la planification, c’est important.  »

— Une citation de  Lucille Collard, députée d’Ottawa-Vanier pour le Parti libéral de l’Ontario

Une situation inévitable

On s'y attendait en fait et on se demandait pourquoi les mesures en Ontario n'avaient pas été déjà annoncées, dit pour sa part Lise Sarazin, directrice générale du Regroupement des gens d'affaires (RGA) de la capitale nationale.

Les nouvelles mesures annoncées sont plus difficiles pour certains commerçants, comme les restaurants qui ont des inventaires périssables, précise-t-elle, mais en principe les entreprises ont déjà vécu des moments similaires, depuis le début de la pandémie.

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Lise Sarazin, directrice générale du Regroupement des gens d'affaires (RGA) de la capitale nationale (achives)

Photo : Radio-Canada

Mme Sarazin déplore également le manque de préavis, surtout pour les entreprises qui ont réembauché massivement des employés, mais estime que la situation est inévitable : La santé des employés c’est important, parce que ce n’est pas mieux si tout le monde tombe malade. On a déjà un problème de main-d'œuvre, donc il faut garder les gens le plus en santé possible.

Par ailleurs, la directrice générale du RGA estime que la fréquentation des commerces a probablement diminué dernièrement, suite à l’explosion des cas de coronavirus. On connaît presque tous quelqu'un qui a la COVID-19 actuellement, alors la peur est là et on ne connaît pas encore tout à fait ce variant-là, explique-t-elle.

Mme Sarazin espère voir une meilleure collaboration entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial, afin d’aider les entreprises à traverser ces périodes difficiles.

Le milieu culturel ferme ses portes

La fermeture des salles de spectacles, des cinémas, des musées et des galeries d’art jusqu’au 26 janvier est un autre coup dur pour le secteur culturel.

Plusieurs expositions et prestations doivent être reportées.

On est à notre 4e ou 5e fermeture depuis le début de la pandémie, donc on commence à être habitué, concède Lisa Leblanc, directrice générale du Musée des sciences et de la technologie du Canada.

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Le Musée des sciences et de la technologie du Canada à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Jacques Corriveau

Son équipe et elle ont passé le temps des Fêtes à anticiper une fermeture éventuelle. C’est difficile de fermer, pour les visiteurs, mais aussi pour le personnel, déplore Mme Leblanc.

Par contre, aucun employé du Musée des sciences et de la technologie n’a perdu son emploi depuis le début de la pandémie, précise la directrice générale. Le personnel est affecté à d’autres tâches et pour nous c’est important, car ça veut dire que lorsqu’on ouvre à nouveau, on ne manque pas d’employés, dit-elle.

Bien que l’annonce de la fermeture n’est pas une surprise pour Mme Leblanc, il demeure difficile de faire des prévisions à long terme. On vit ça à la semaine, donc pour l’instant on envisage les 21 prochains jours et c’est tout, conclut-elle.

Avec les informations de Rémi Authier et Christelle d'Amours

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