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Gérer des refuges pour itinérants en période de grand froid et de pandémie

Trois personnes sous des couvertures dans un abribus.

Des abribus sont utilisés par des sans-abris pour se réfugier, surtout l’hiver.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Avec la hausse fulgurante des cas de COVID-19 liés au variant Omicron et le froid extrême qui s’est abattu sur le Manitoba au cours des derniers jours, les refuges pour sans-abris vivent des défis logistiques pour accueillir les itinérants.

Chaque soir durant le temps des fêtes, les places ont presque toutes été comblées à Siloam Mission, selon la présidente de l’organisme, Tessa Blaikie Whitecloud. Elle explique que le refuge peut accueillir 143 personnes.

On voit que la demande est assez importante. On veut changer cela et aider les gens à avoir un abri. En hiver, c’est vraiment important d’offrir un abri. Ce n’est pas sécuritaire d’être seulement 10 minutes dehors, indique-t-elle.

Une femme blonde porte des lunettes et un manteau blanc.

Tessa Blaikie Whitecloud, présidente de Siloam Mission (archives)

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Mme Whitecloud ajoute que certaines personnes ont dû être traitées pour des engelures. Son organisme compte sur une clinique médicale pour traiter ces problèmes de santé.

Du côté de l’organisme St-Boniface Street Links, la directrice générale, Marion Willis, explique que certains de ses employés ont assuré des quarts de travail de 12 à 14 heures pour patrouiller dans la ville, afin d’inciter les sans-abris à se mettre à l’abri.

Les défis de la COVID-19

La COVID-19 impose également un défi supplémentaire aux organismes qui viennent en aide aux personnes itinérantes. Siloam Mission a fait face à une éclosion de cas au sein de son équipe au début du mois de décembre.

On a des plans pour déplacer des membres d’équipe dans d’autres départements pour être certains que les services essentiels restent. Mais cela reste difficile parce qu’on travaille avec une population qui n’a pas toujours accès à une isolation [thermique] et qui n’a pas accès à des médicaments, dit la directrice générale, Tessa Blaikie Whitecloud.

Le défi de travailler en équipe réduite se pose aussi à St-Boniface Street Links, où des employés ont contracté le virus.

La directrice de Street Links Marion Willis.

La directrice de Street Links, Marion Willis (archives).

Photo : Radio-Canada / Holly Caruk

Toutefois, l’organisme s’est adapté afin de respecter la distanciation sociale dans ses installations.

On a réduit notre population dans la Morberg House de 15 à 10, avant Noël. Cinq personnes ont été transférées dans notre programme communautaire, pour avoir plus de place dans la maison et diminuer la congestion, explique Marion Willis.

De plus, le dernier étage de la maison du boulevard Provencher a été converti en unité d’isolement de quatre places.

La présidente de Siloam Mission estime qu’à Winnipeg plus de 1170 personnes sont en situation d’itinérance.

Avec les informations d’Anne-Charlotte Carignan

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