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L’industrie de l’héliski subit les conséquences de la propagation du variant Omicron

Des skieurs à proximité d'un hélicoptère.

La cinquième vague de la pandémie donne des frissons à l'industrie du tourisme d'aventure. De nombreux entrepreneurs offrant des activités d'héliski craignent l'impact des récentes transmissions du variant Omicron des annulations de vols sur leur activité.

Photo : Radio-Canada / Liam Kerr/CMH Heliskiing

Radio-Canada

L'industrie du ski héliporté de la Colombie-Britannique, dont le chiffre d'affaires annuel s'élève à 300 millions de dollars, espérait une reprise en décembre pour répondre à la demande étrangère croissante, mais une augmentation des cas de COVID-19 a entraîné l'arrêt de certaines activités. Les professionnels du secteur sont donc inquiets et demandent au gouvernement de renforcer les tests de dépistage.

Depuis décembre, au moins 12 clients et membres du personnel ont reçu un test positif à la COVID-19 lors de voyages de sport héliporté en Colombie-Britannique, et au moins deux exploitations d'héliski ont dû interrompre temporairement leurs activités.

Alors que les exploitants étaient convaincus d'avoir mis en place un plan de sécurité solide, l’Omicron a pris le secteur un peu par surprise, explique Ross Cloutier, président d'HeliCat Canada, l'organisation commerciale représentant les opérations d'héliski et de chenillette, qui compte 40 membres.

La saison d'héliski dure cinq mois, de la mi-décembre à la fin du mois d'avril, et le secteur emploie 3000 personnes. Selon HeliCat Canada, environ 44 000 héliskieurs se rendent chaque année sur les pentes des montagnes reculées de la Colombie-Britannique.

Les visiteurs viennent à 90 % d’autres pays et sont prêts à débourser en moyenne entre 1000 $ et 14 000 $ pour s’offrir les joies de la glisse après avoir été déposés sur la montagne par hélicoptère ou par chenillette.

Omicron menace la saison

Le 19 décembre, la compagnie Mike Wiegele Heli-Skiing Resort, à Blue River, près des Rocheuses et des chaînes de montagnes Cariboo et Monashee, a dû fermer ses portes jusqu'au 1er janvier 2022 après que deux clients et neuf employés eurent été déclarés infectés par la COVID-19.

Bien que tous aient été vaccinés et testés, les infections à la COVID-19 ont obligé les clients à s'isoler sous la surveillance d'un médecin.

Au début du mois de décembre, la société CMH Heli-Skiing, à Banff, a temporairement suspendu ses activités dans un hôtel de la Colombie-Britannique après qu'un nombre indéterminé de clients et d'employés eurent reçu un résultat positif à un test de dépistage.

À peu près au même moment, un guide de ski de Bella Coola Heli Sports a contracté le virus. Par crainte d'une propagation plus importante, les activités ont été interrompues pendant une demi-journée, alors que le personnel subissait des tests, qui se sont révélés négatifs.

« L'activité de ski est changeante, même dans de bonnes conditions, mais les 22 derniers mois avec la pandémie sont sans précédent. »

— Une citation de  Beat Steiner, président-directeur général de Bella Coola Heli Sports

Selon M. Cloutier, d'HeliCat Canada, les exploitants ont perdu près d'un tiers de leurs bénéfices au cours de la saison 2019-2020 en raison de la fermeture des frontières.

Ils craignent maintenant que la propagation fulgurante du variant Omicron, qui conduit aussi à des annulations de vols commerciaux en cascade, n'entraîne une autre saison perdue pour les entreprises de tourisme d'aventure, dont les activités sont souvent réservées au moins un an à l'avance.

La demande est énorme. Ces [activités d'héliski] contribuent grandement aux communautés rurales de la Colombie-Britannique, comme Nakusp et New Denver, a déclaré M. Cloutier. [Les exploitants d'héliski] sont nerveux. Ils agissent de manière très tendue et incroyablement prudente.

Pourtant, selon M. Cloutier, les entreprises se sont adaptées en amont, avec des mesures de sécurité contre la COVID-19, comme l'obligation pour les participants de rester masqués et distancés. Tous les véhicules de transport sont bien ventilés, soit en gardant les vitres ouvertes, soit grâce à la présence de systèmes de ventilation.

Trois skieurs déposés par un hélicoptère.

Les héliskieurs se préparent pour une descente en Colombie-Britannique, où l'industrie est un moteur économique important pour de nombreuses petites communautés rurales.

Photo : Radio-Canada / ©Grant Gunderson

De plus, les visiteurs étrangers sont soumis à des tests de dépistage de la COVID-19 avant leur départ et à leur arrivée sur le sol canadien, et les compagnies d'héliski ont opté pour un recours aux masques N95.

Et, même s'ils ne sont pas obligatoires, M. Cloutier et d'autres exploitants ont déclaré qu’ils utilisent des tests rapides pour le personnel et les clients dès leur arrivée, pour assurer leur sécurité.

Pour le déploiement généralisé des tests antigéniques rapides

Selon Renata Lewis, médecin urgentiste spécialisée dans la recherche et le sauvetage en montagne, qui participe à l'élaboration des plans de sécurité COVID-19 pour les exploitants d'héliski, les stations de sports d’hiver devraient pouvoir faire plus pour protéger le personnel et les clients, en améliorant le dépistage.

« Nous constatons que les niveaux d'immunité commencent à se détériorer à l'approche de l'hiver, et pourtant, les programmes d'atténuation n'ont pas été mis en place au maximum de leur potentiel. Nous pourrions faire un meilleur travail de dépistage des individus. »

— Une citation de  Renata Lewis, médecin urgentiste

Selon M. Cloutier, un accès plus facile aux tests antigéniques rapides serait utile : Nous payons chaque année entre 15 et 20 millions de dollars en taxes provinciales. Alors ce qu'il en coûte à la province pour nous permettre de rester ouverts est économiquement rentable pour elle. Donc, si cela signifie que nous devons faire passer des tests, alors c'est ce qui est le plus logique.

Alors que d'autres provinces au Canada offrent des tests rapides gratuits à toute personne qui le souhaite, les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique se refusent toujours à les diffuser largement au public, et la seule façon pour la plupart des gens de s’en procurer est de les acheter en ligne.

Avec les informations d’Yvette Brend

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