•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’abattage d’arbres présente un risque pour les saumons du Pacifique

Une jeune femme se tient debout dans une forêt et regarde la nature.

Andrea Inness, militante de l'Ancient Forest Alliance, se tient près d'un ruisseau sur le mont Horne qui fait l'objet de coupes forestières.

Photo : TJ Watt/Ancient Forest Alliance

Radio-Canada

Les changements climatiques et l'exploitation forestière dans les bassins hydrographiques de la Colombie-Britannique contribuent à la dégradation de l'habitat naturel du saumon du Pacifique.

C'est le constat que fait Younes Alila, professeur au Département des sciences forestières à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) : Des décennies de coupes à blanc en Colombie-Britannique ont perturbé les mécanismes naturels de prévention des inondations et des glissements de terrain.

La hausse du nombre de catastrophes naturelles comme les vagues de chaleur, les feux de forêt, les sécheresses, les pluies intenses et les rivières atmosphériques peuvent donc avoir des conséquences importantes pour l’habitat du saumon dans les cours d'eau de la province, ajoute Younes Alila.

Avant l’exploitation forestière, le couvert arboré aidait à récolter les précipitations et à faire ombrage au manteau neigeux, ce qui avait comme effet de ralentir la fonte des neiges, précise M. Alila.

« Des études ces 15 dernières années ont démontré que les coupes à blanc augmentent l’importance et la fréquence des inondations et présentent un risque pour le saumon. »

— Une citation de  Younes Alila, professeur en sciences forestières, UBC

Les saumons ont besoin de conditions particulières pour frayer, comme du gravier, pour protéger leurs œufs et les alevins, dit Younes Alila. Une montée rapide des eaux peut déplacer le gravier et les oeufs ou les étouffer avec des sédiments.

Un saumon saute à la surface de l'eau de la rivière Adams près de Chase, en Colombie-Britannique.

Un saumon rose du Pacifique

Photo : Reuters / Andy Clark

Comme certaines espèces de saumons du Pacifique ont subi des déclins historiques, les gouvernements fédéral et provincial ont investi des centaines de millions de dollars ces dernières années pour lancer des initiatives de restauration.

Les coupes à blanc et les routes forestières peuvent également augmenter l’importance et la fréquence des inondations et des glissements de terrain, ajoute Younes Alila.

Sans les racines des arbres, des pentes deviennent instables. En raison des routes forestières, l’eau de la fonte des neiges se rend plus rapidement vers les cours d’eau, entraînant des débris et des sédiments.

« Cela prend des années après une coupe pour que des forêts regagnent leur pleine capacité hydrologique. »

— Une citation de  Younes Alila, professeur en sciences forestières, UBC

Les changements climatiques vont également amener davantage de rivières atmosphériques et de précipitations intenses en Colombie-Britannique, affirme M. Alila.

Il espère que le gouvernement va reconnaître que les pratiques forestières doivent changer du tout au tout, et qu'il n'y ait pas simplement de petites modifications dans les lois, pour réussir à protéger l’habitat des saumons et les communautés contre les inondations et les glissements de terrain.

« Si le gouvernement [ne change pas ses pratiques forestières] volontairement, il sera forcé de le faire lorsque nous subirons d’autres inondations comme celles de cet automne. »

— Une citation de  Younes Alila, professeur en sciences forestières, UBC
Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !