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Les étudiants en médecine durement touchés par la pandémie de COVID-19

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La Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke (archives).

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Radio-Canada

La pandémie a mis en lumière toutes les vulnérabilités du système de santé : pénurie de main d'oeuvre, manque de ressources, épuisement du personnel, etc. Les étudiants en médecine n'y échappent pas, et vivent tout aussi durement le contexte pandémique.

On voit nos collègues plus vieux agir et on voit ce qui se passe dans les hôpitaux. On se dit que ça va être nous dans quelques années. C'est stressant, c'est certain, explique le président de l'Association générale des étudiants en médecine de l’Université de Sherbrooke (AGEMUS), Anthony Gagnon.

En ce moment, [les activités d'apprentissage] sont en plus perturbées. La dernière année et demie, les étudiants sont en stages. Présentement, avec tout ce qui se passe, les externes sont très affectés par tout ce qui se passe, ajoute-t-il.

Les étudiants en médecine ne font pas exception : eux aussi connaissent des problèmes de santé mentale liés à la pandémie. Nous souffrons aussi de la pandémie comme les autres étudiants [...] Les études sont longues, alors c'est important de garder un équilibre. Mais avec tout ce qui se passe, il est difficile de garder un bel équilibre de vie. Anthony Gagnon souligne toutefois que la Faculté de médecine facilite l’accès à des ressources en santé mentale, mais il ignore à quel point les étudiants les utilisent.

« Le sujet de la santé mentale demeure un peu tabou. »

— Une citation de  Anthony Gagnon, président de l'Association générale des étudiants en médecine de l’Université de Sherbrooke

Un stress, mais aussi une motivation

Cependant, il soutient que cette pandémie a aussi un effet catalyseur sur les étudiants, qui perçoivent qu'ils auront un rôle à jouer pour faire partie de la solution.

La profession médicale est appelée à changer. Il y aura du changement dans nos tâches. Nous sommes conscients que nous pourrons faire une différence, affirme Anthony Gagnon.

Les étudiants en médecine peuvent d'ailleurs d'ores et déjà contribuer au réseau de la santé comme aides de service ou pour la vaccination. Anthony Gagnon souligne toutefois qu'ils ont les poings liés pendant les sessions.

C’est difficile d'aller prêter main forte parce qu'il faut faire toutes les formations sur le terrain. C'est plus facile de le faire en été, indique-t-il.

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