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Des clôtures modifiées aident à protéger l’antilocapre de l’Alberta

Une antilocapre qui travers sous une clôture.

L'antilocapre a de la difficulté à sauter par-dessus les clôtures qui sillonnent les prairies et préfère passer en dessous. La façon dont les clôtures sont faites actuellement la rend vulnérable aux prédateurs.

Photo : Alberta Conservation Association

Radio-Canada

Des clôtures en fil barbelé ont été modifiées pour protéger l'antilocapre de l'Alberta, une espèce qui était presque éteinte. À ce jour, 560 km de clôtures dans le sud de la province ont été retouchés pour assurer la sécurité de l'animal et le rendre moins vulnérable aux prédateurs.

Autrefois, les antilocapres étaient abondantes dans les prairies d'Amérique du Nord, mais elles ont frôlé l'extinction jusqu'à ce que de grandes parties de leurs habitats soient protégées par des efforts de conservation de l’Alberta Fish and Game Association et de l'Alberta Conservation Association dans le cadre du Projet d'amélioration du corridor de l'antilocapre.

Antilocapres.

L'antilocapre est un mammifère à cornes ressemblant à un cerf, communément appelé « antilope », bien qu'elle n'appartienne pas à la famille des antilopes. Au Canada, on la trouve dans le sud-ouest de la Saskatchewan et le sud-est de l'Alberta.

Photo : Assiniboine Park Zoo

Les clôtures néfastes pour l'antilocapre

L'antilocapre est le deuxième animal terrestre le plus rapide au monde, après le guépard. Il peut courir à des vitesses atteignant 50 voire 70 km/h sur de longues distances.

Toutefois, Paul Jones, biologiste à l'Alberta Conservation Association, explique que l'antilocapre a du mal à sauter par-dessus les clôtures qui sillonnent les prairies et préfère passer en dessous.

Cependant, lorsque l'antilocapre se faufile sous les clôtures, elle peut perdre ses poils, ce qui, en hiver, peut entraîner des maladies et des engelures.

De plus, les prédateurs, comme les coyotes, profitent de la difficulté des antilocapres à traverser les clôtures pour les attaquer.

560 km de clôtures personnalisées

Les deux groupes de protection de la nature ont donc cherché une solution pour les protéger.

Ils ont travaillé avec les propriétaires terriens pour remplacer les brins inférieurs des clôtures en fil barbelé par du fil lisse et les surélever de 46 cm.

Depuis2009, les deux groupes ont modifié environ 560 km de clôtures sur des terres publiques et privées en plus d’en retirer plusieurs définitivement.

Cette année, des clôtures ont été ajustées autour d'Orion, au sud de Medicine Hat, et près du parc provincial Writing-on-Stone.

« L'antilocapre est une espèce emblématique des Prairies et on ne la trouve qu'en Amérique du Nord. »

— Une citation de  Paul Jones, biologiste à l'Alberta Conservation Association
T.J. Schwanky.

T.J. Schwanky, facilitateur de projets sur la faune pour l'Alberta Fish and Game Association, affirme que le projet est « facile à faire » et aide à sauver la faune albertaine.

Photo : Radio-Canada / Dave Gilson

Liste d’attente

La majeure partie du projet est désormais menée par des bénévoles et le soutien des propriétaires terriens qui ont accepté que les changements soient effectués sur leurs propriétés.

Ils étaient sceptiques au début et nous avons fini par travailler avec quelques très grands propriétaires fonciers, dit T.J. Schwanky, facilitateur de projets sur la faune pour l'Alberta Fish and Game Association.

Il y a maintenant une liste d'attente de propriétaires fonciers qui aimeraient participer au programme, affirme-t-il.

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