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La veille du jour de l’An, synonyme de musique traditionnelle en Acadie

Une musicienne photographiée en diagonale avec son violon sur l'épaule pendant un concert.

Christine Melanson, musicienne et artiste multidisciplinaire du Nouveau-Brunswick.

Photo : Gabrielle Bissonnette Photographie

Radio-Canada

Pour des musiciens acadiens du Nouveau-Brunswick, le jour de l’An est le moment idéal pour jouer de la musique.

Je crois que la musique traditionnelle est restée vraiment importante dans le temps des Fêtes parce que ça fait partie des traditions familiales, explique Christine Melanson, chanteuse et musicienne du sud-est du Nouveau-Brunswick.

La musique traditionnelle occupe une place dans sa vie depuis sa naissance. À 3 ans, son grand-père l’a initié au violon.

Il me mettait sur son épaule et me donnait l’archet et ensemble, on jouait une petite toune, explique-t-elle.

Puis au fil des ans, Christine Melanson a suivi des cours de musique et a eu l’occasion de jouer devant le public, entre autres avec sa sœur Janelle Melanson.

La musique traditionnelle qu’elle joue et écoute est influencée de différentes régions du monde, dont l’Acadie, le Québec, l’Écosse et l’Irlande.

J’ai déjà été à des jams de veille du jour de l’An où on jouait de la musique traditionnelle à l'Île-du-Prince-Édouard ou au Cap-Breton, alors pour moi, ça fait vraiment du bien, a-t-elle ajouté.

Christine Melanson prévoyait jouer de la musique avec sa sœur au réveillon de cette année, en compagnie de sa bulle familiale.

Un musicien sur scène photographié de profil, vêtu d'une chemise rouge et jouant du violon.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le musicien Théo Brideau, de Tracadie au Nouveau-Brunswick, fait partie des groupes Les Frotteux d'bottes et La Virée.

Photo : Jérôme Luc Paulin / Isjaki Studio

Théo Brideau, professeur de violon et musicien de Tracadie, a quant à lui offert plusieurs spectacles du jour de l’An avec son groupe de musique traditionnelle acadienne Les Frotteux d'bottes.

Il y a deux grosses journées dans l’année pour la musique traditionnelle dans le coin, c’est le jour de l’An… Puis c’est le 15 Août. Là, c’est le jackpot!, dit-il.

Théo Brideau a travaillé au village historique de Caraquet, où il a appris que le violon était l’un des premiers instruments à arriver en Acadie, après la guimbarde. Il rappelle que la musique est rapidement devenue synonyme de fête pour les Acadiens.

On associe le violon à la fête, au 15 Août, au jour de l’An, aux parties, ajoute-t-il.

Emmanuelle LeBlanc, membre de Vishtèn, un groupe de musique traditionnelle et contemporaine de l’Île-du-Prince-Édouard et des îles de la Madeleine, rappelle que la musique traditionnelle acadienne regroupe des instruments comme le violon, le piano, la guitare et l'accordéon.

Emmanuelle LeBlanc pose avec un instrument à cordes.

Emmanuelle LeBlanc, musicienne de l'Île-du-Prince-Édouard et membre fondatrice du groupe Vishtèn.

Photo : Katrina Kuzminer

Ce sont souvent des airs et des chansons bien ancrées dans les familles et les communautés.

C’est surtout des airs, des reels, des jigs, c’est de la musique pour danser et c’est un mélange de pièces instrumentales et aussi des chansons, observe-t-elle.

Elle n’associe cependant pas aussi étroitement le jour de l’An à la musique traditionnelle.

Nous autres, on ne joue pas souvent dans le temps des Fêtes. On a joué, mais ce n’est pas toutes les années qu’on se fait appeler pour des parties du jour de l’An, explique-t-elle.

Les trois musiciens s’entendent pour dire que la musique traditionnelle occupe une place importante dans leur vie à tout moment de l’année.

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