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Le ministre britannique de la Santé appelle à « vivre avec » le virus

Des personnes portent un masque sanitaire à Londres.

Le gouvernement britannique est peu enclin à imposer de nouvelles mesures sanitaires.

Photo : Reuters / Kevin Coombs

Agence France-Presse

Le ministre britannique de la Santé, Sajid Javid, a indiqué samedi que de nouvelles restrictions ne seraient imposées qu'« en tout dernier ressort » en Angleterre malgré une déferlante de cas Omicron, disant estimer qu'il faut apprendre à « vivre avec » le coronavirus.

Le Royaume-Uni, un des pays les plus touchés avec près de 149 000 morts de la pandémie, enregistre tous les jours des records de contaminations (plus de 163 000 en 24 heures samedi).

Les hospitalisations sont en hausse elles aussi, même si les autorités soulignent pour l'instant que le variant Omicron semble provoquer des formes moins sévères de la maladie que le Delta.

Le nombre [de personnes] dans les unités de soins intensifs est stable et ne suit pas pour l'instant la trajectoire que nous avions vue l'an dernier à cette période durant la vague Alpha, a indiqué Sajid Javid lors d'une tribune publiée dans le Daily Mail.

Le pays étant dans une position beaucoup plus forte grâce à une campagne massive de rappel vaccinal, le gouvernement a décidé de ne pas imposer de nouvelles restrictions durant les Fêtes en Angleterre, a-t-il poursuivi, contrairement à l'Écosse, au pays de Galles et à l'Irlande du Nord.

Les restrictions à notre liberté ne doivent intervenir qu'en tout dernier ressort, a ajouté M. Javid dans le tabloïd. Soulignant l'énorme coût sanitaire, social et économique des confinements, il a estimé qu'il fallait se donner les moyens de vivre avec le virus grâce à la vaccination, à un arsenal de traitements et au dépistage massif.

Le ministre a toutefois reconnu que le service de santé serait inévitablement sous pression ces prochaines semaines à cause d'une forte hausse du nombre d'hospitalisations.

Selon le Sunday Times, plus de 110 000 agents de la santé, soit environ un dixième des effectifs du service public de santé (NHS), étaient absents vendredi, dont environ 50 000 pour cause de contamination à la COVID-19 ou après avoir été déclarés cas contacts.

Le pays se prépare au scénario du pire

Le journal The Daily Telegraph indiquait cependant samedi que le gouvernement pourrait prolonger en janvier la recommandation de télétravail, en vigueur depuis la mi-décembre.

Le ministre de l'Éducation, Nadim Zahawi, a annoncé que le gouvernement recommandera aux élèves des écoles secondaires de porter le masque en classe à la rentrée, la semaine prochaine. Certains cours à distance pourraient être nécessaires en raison de l'absentéisme prévisible des élèves et des enseignants, a-t-il averti dans le Sunday Telegraph.

Pour le Nouvel An, le premier ministre conservateur Boris Johnson a affirmé avoir atteint l'objectif officiel de proposer une dose de rappel à tous les adultes avant la fin de décembre, même si plus de 70 % l'ont effectivement reçue en Angleterre.

Selon une étude de l'agence de sécurité sanitaire britannique (UKHSA) publiée vendredi, les patients contaminés par Omicron ayant reçu un rappel vaccinal présentent un risque réduit de 81 % d'être hospitalisés par rapport aux personnes non vaccinées.

Face à la hausse du nombre d'hospitalisations, le service public de santé (NHS) a annoncé mettre en place des structures provisoires qui permettent d'ouvrir des centaines de lits pour se préparer au scénario du pire.

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