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L’Ontario va cesser de signaler les cas de COVID-19 dans les écoles

Une classe vide.

L'Ontario suspend son signalement du nombre de cas de COVID-19 dans les écoles puisque les élèves ne sont plus éligibles à subir des tests de dépistage PCR. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Carlos Osorio

Radio-Canada

Une note de service du ministère de l’Éducation de l’Ontario souligne qu’en raison des changements dans les règles d’accès aux tests PCR dans la province, le nombre de cas de COVID-19 dans les écoles ne sera plus signalé.

Conformément à l'annonce du gouvernement du 30 décembre 2021, les tests [de dépistage PCR] et la gestion des cas et des contacts se concentrent désormais sur les situations les plus à risque, ce qui exclut les écoles, peut-on lire dans une section de la note de service.

Compte tenu des récents changements apportés à la gestion des cas et des contacts par le ministère de la Santé et [le bureau du médecin hygiéniste en chef], le ministère suspend le signalement des cas de COVID-19 dans les écoles, précise-t-on dans une autre section de la note de service.

Cette note a été envoyée aux conseils scolaires de la province. Le passage qui concerne le signalement des cas a été souligné par le Nouveau Parti démocratique de l’Ontario dans un communiqué de presse, vendredi.

Le NPD, qui représente l’opposition officielle, qualifie cette décision de terrifiante pour les parents et demande au gouvernement provincial de revenir sur sa décision.

Si nous ne pouvons pas retracer où se trouve le virus, nous ne pouvons pas le combattre, a déclaré Marit Stiles, porte-parole en matière d'éducation du NPD.

Doug Ford laisse nos plus petits enfants sans protection, et va même jusqu'à arrêter les tests [de dépistage] et le traçage [des contacts] - il essaie de cacher les dégâts et les [effets] de ses décisions [passées], a déclaré la porte-parole en matière de garde d'enfants, Bhutila Karpoche.

Une question de capacité, selon le Dr Moore

À une question à savoir si la décision de limiter l’accès aux tests PCR avait été influencée par des raisons politiques, le Dr Moore a répondu, jeudi, que la province ferait passer des tests à tout le monde si elle en avait la capacité.

Le Dr Kieran Moore, médecin hygiéniste de l'Ontario, a fait le point vendredi.

Le Dr Kieran Moore, médecin hygiéniste de l'Ontario, a expliqué que la capacité de dépistage était limitée. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Tijana Martin

Nous devons [...] nous concentrer sur le dépistage de ceux qui ont besoin d'un traitement [médical] et sur la protection de ceux qui se trouvent dans des environnements à haut risque , a déclaré le Dr Moore aux journalistes.

Dans son communiqué, le NPD rappelle que les enfants de moins de cinq ans ne sont pas éligibles à la vaccination.

Les élèves et le personnel des écoles primaires et secondaires qui présentent des symptômes peuvent subir des tests PCR s'ils reçoivent un kit d'autoprélèvement par l'intermédiaire de leur école, précise-t-on dans la note de service.

L’absentéisme comme mesure

Selon le Dr Moore, l'absentéisme sera le principal indicateur de la propagation.

Étant donné la rapidité de la propagation d'Omicron, nous rendons compte de la proportion d'élèves absents [...] pour permettre aux services de santé publique de se concentrer sur les établissements à haut risque, a-t-il déclaré.

Pour le Dr Colin Furness, épidémiologiste spécialiste du contrôle des infections et professeur agrégé à l'Université de Toronto, il s'agit là de la partie la plus déroutante et déconcertante du plan de la province.

Colin Furness, épidémiologiste et professeur à la Faculté de l’information, Université de Toronto.

Le Dr Colin Furness croit que la capacité de dépistage aurait pu être augmentée. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Demandons à nos enfants tous les jours : "Est-ce qu'il manquait beaucoup d’enfants dans ta classe aujourd'hui?" Si oui, il faut avoir peur, a déclaré le Dr Furness.

Nous allons vivre des moments très difficiles au cours des prochaines semaines, a-t-il déclaré vendredi à l’émission Metro Morning de CBC Radio.

Nous aurions pu renforcer les capacités de test [de dépistage PCR], selon le Dr Furness. Nous avons eu 20 mois [pour le faire]. Les technologies sont là. Nous avons décidé de ne pas le faire.

Il ne fait aucun doute qu'une grande partie de la population de l'Ontario sera exposée, des nourrissons aux résidents des foyers de soins de longue durée, et notre système de santé ne pourra pas faire face à cette situation, selon lui.

Dans son entrevue à l’émission Metro Morning, le Dr Moore a déclaré qu'il pensait que le ministre de l'Éducation Stephen Lecce s'exprimerait publiquement vendredi sur la réouverture des écoles. CBC News a tenté à plusieurs reprises de contacter le ministre de l'Éducation, mais n'a pas encore reçu de réponse.

Une lettre aux bureaux régionaux

Dans une lettre adressée aux services de santé publique de Toronto et de Peel, le Dr Furness a demandé aux unités de santé locales de retarder la réouverture des écoles de trois semaines. Ceci, selon lui, permettrait de répartir le nombre de nouvelles infections et donnerait plus de temps aux enseignants et aux élèves pour se faire vacciner.

La province affirme que le délai de deux jours imposé jeudi lui permettra de fournir des masques N95 au personnel des écoles et des garderies et de déployer 3000 unités de filtres HEPA autonomes supplémentaires dans les commissions scolaires.

Dans un courriel adressé à CBC News, un porte-parole du Bureau de santé publique de Toronto affirme qu’on y examinait l'annonce provinciale et qu’une mise à jour serait publiée prochainement. Le bureau de santé publique de Peel a confirmé la réception de la lettre du Dr Furness, mais a déclaré qu'aucune mesure locale supplémentaire n'était envisagée.

Avec les informations de CBC News

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