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Appel à résilience des gens d’affaires de l’Outaouais et au soutien de la population

Deux femmes mangent au restaurant.

Jusqu'à nouvel ordre, il ne sera plus possible de s'attabler au restaurant (archives).

Photo : (Graham Hughes/The Canadian Press)

Une fois de plus, les gens d’affaires de l’Outaouais doivent puiser dans leur résilience à la suite d’une importante série de mesures sanitaires annoncées jeudi par le gouvernement du Québec.

Restauration : du soutien pour emporter

Cette vague-là, elle va faire mal, encore plus que les autres, je crois.

Ces mots, ce sont ceux du directeur général de la Chambre de commerce de Gatineau, Stefan Psenak. Vendredi, il a interpellé les instances gouvernementales en réitérant sa demande que les restaurants et commerces touchés par les fermetures reçoivent rapidement de l’aide financière aux entreprises visées par les fermetures par l’entremise des programmes déjà en place et la création de nouveaux programmes adaptés.

Il s’est adressé, plus particulièrement, au gouvernement provincial pour qu’il y ait des élargissements aux programmes déjà existants ou des programmes adaptés pour aider les commerçants.

M. Psenak a également fait appel à la solidarité du public pour soutenir ces restaurateurs, qui profitent habituellement du temps des Fêtes pour faire des affaires d’or; mais la pandémie a contrecarré leurs plans cette année encore.

La Chambre implore le public de les soutenir, que ce soit en achetant une boîte repas à emporter ou en faisant l’achat d’un chèque-cadeau.

Les restaurateurs affligés sont nombreux, et parmi ceux-ci, on retrouve la propriétaire du bistro L'Aubergiste à Aylmer, Véronique Plourde. Au cours du dernier mois, elle a anticipé la menace Omicron. Elle sentait que ce nouveau variant allait inéluctablement mener à un énième confinement.

Elle a tout d’abord calmé les ambitions de son chef cuisinier, qui a préparé un menu étoffé pour la soirée du réveillon du Nouvel An. Au diable les cinq services, Véronique Plourde a choisi de focaliser son offre sur des commandes pour emporter. Malgré les précautions, le restaurant doit maintenant composer avec un surplus de boissons. On ne voulait pas en manquer pour le 31. Là, on est pris avec cela. Ce n’est pas l’idéal.

La devanture du bistro.

Initialement, le bistro devait être plein pour le 31 décembre, puis à 50 %, mais il doit seulement servir des repas à emporter.

Photo : Radio-Canada / Fiona Collienne

La propriétaire a récemment choisi d’accepter un deuxième emploi pour lui permettre de joindre les deux bouts. Notre clientèle nous soutient. On a reçu des appels. On est tannés, les restaurateurs, d’être les gros méchants de la COVID, a-t-elle déploré, avec un brin d’émotion.

« C’est difficile physiquement et psychologiquement, mais on va survivre. Ce n’est plus une entreprise plaisante à rouler, on ne fait que survivre pour ne pas fermer. »

— Une citation de  Véronique Plourde, propriétaire, bistro L'Aubergiste

Sportifs au repos

Avec la pratique des sports intérieurs maintenant interdits, tous les hockeyeurs de l’Outaouais doivent maintenant ranger leurs patins pour une période indéterminée. À l’image de ces jeunes athlètes, la directrice des communications de Hockey Outaouais, Claudine Bourgeois, est résignée : Le hockey est complètement sur pause.

En fait, toutes les activités de Hockey Québec étaient suspendues depuis déjà 10 jours, et ce, jusqu’au 9 janvier. L’annonce du gouvernement Legault de jeudi a cependant prolongé tout espoir de reprise le 10 janvier.

Il n’y a absolument rien que nous pouvons faire, outre suivre les consignes, souffle Mme Bourgeois.

Claudine Bourgeois, en entrevue.

Claudine Bourgeois a répété à maintes reprises en entrevue que Hockey Outaouais veut être flexible quant à la présence des parents dans les arénas.

Photo : Radio-Canada

En temps normal, les saisons devaient prendre fin à la fin du mois février, avant le coup d’envoi des championnats régionaux et provinciaux. Maintenant, rien de tout cela n’est moins certain.

Les gens sont tannés et déçus. On aurait aimé pouvoir poursuivre les entraînements, au moins, mais c’est interdit, a poursuivi Mme Bourgeois. Elle souhaite de tout cœur que les bâtons, les patins et les rondelles ne soient pas rangés trop longtemps.

Au cours des derniers jours, le directeur général d'UniGym, Jean-Paul Caron, sentait que de nouvelles restrictions sanitaires allaient être annoncées et que les jeunes sportifs allaient écoper. Il a donc choisi de faire comme au printemps dernier et de focaliser ses énergies sur les cours privés à ses athlètes du volet compétitif.

Une entraîneuse parle à des jeunes dans un cours de gymnastique.

En attendant de revoir les cours en groupe, UniGym Gatineau focalisera sur les cours privés (archives).

Photo : Facebook Unigym Gatineau

C’est tout ce qui est autorisé actuellement. On commence avec le volet compétitif puisqu’il y a peut-être des compétitions qui s’en viennent, a dit celui qui souhaite également étendre son offre au secteur récréatif pour combler les besoins de sa clientèle.

Jean-Paul Caron l’admet sans détour : Ce n’est pas viable à long terme, mais ça permet au club de générer des revenus et de garder un certain nombre d’entraîneurs.

Une messe virtuelle

Il n’y a pas que les sportifs et les restaurateurs qui sont touchés par la vague de nouvelles restrictions, causée par la flambée des cas de COVID-19 en raison du variant Omicron. Les lieux de culte écopent également.

C’est la troisième fois qu’on doit fermer [à l’exception des funérailles] depuis le début de la pandémie. En tout, ça va faire 24 ou 25 semaines. Mais l’Église veut contribuer au bien commun, c’est-à-dire à la santé publique pour qu’il n’y ait pas d’éclosion dans nos lieux de culte, a fait savoir René Laprise, gestionnaire de l’Archidiocèse de Gatineau.

Au cours de la pandémie, les lieux de culte ont eu à se réinventer pour rejoindre leur auditoire, notamment avec la tenue de messes virtuelles diffusées sur les médias sociaux.

Faire communauté, c’est se rassembler, se voir, et on fait cela autrement. Ça commence à être exigeant pour les communautés, mais les paroisses et le diocèse collaborent somme toute bien.

Pour René Laprise, il est important de demeurer solidaire en ces temps difficiles, que ce soit avec les plus démunis ou avec les personnes seules.

Avec les informations de Rémi Authier et de Fiona Collienne

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