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Les habitudes de consommation d’alcool des Témiscabitibiens sous la loupe d’Éduc’alcool

Des bouteilles d'alcool sur une tablette dans un bar.

Le directeur général sortant d'Éduc'alcool, Hubert Sacy, se réjouit du sens des responsabilités des Témiscabitibiens lorsque vient le temps de ne pas prendre le volant après avoir consommé de l'alcool (archives).

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Radio-Canada

Les Témiscabitibiens sont plus nombreux à ne pas respecter les limites de consommation d'alcool recommandées, mais ils font meilleure figure que le reste des Québécois lorsque vient le temps de ne pas prendre le volant avec les facultés affaiblies.

Selon un sondage mené par Éduc'alcool un peu plus tôt cette année, 34 % des gens de la région affirment avoir dépassé les limites de consommation recommandées une fois par mois ou plus souvent, comparativement à 36 % dans le reste du Québec.

De plus, 63 % des consommateurs d’alcool de la région ont consommé de façon excessive au moins une fois au cours des 12 derniers mois, contrairement à 53 % au Québec. Le directeur général sortant de l'organisme à but non lucratif, Hubert Sacy, propose une piste d'explication pour ces données.

C’est une région dans laquelle il y a des mines, des forêts, et où des gens travaillent pour des périodes plus ou moins longues, et lorsqu'ils reviennent à la maison, ils ont peut-être tendance à consommer plus d'alcool, car ils ont le sentiment qu'ils le méritent, soumet-il en guise d'hypothèse.

Hubert Sacy, directeur général d'Éduc'alcool.

Hubert Sacy, directeur général sortant d'Éduc'alcool (archives).

Photo : Radio-Canada

La population de l'Abitibi-Témiscamingue est moins nombreuse que la moyenne québécoise à conduire après avoir bu de l'alcool. En effet, 36 % des conducteurs témiscabitibiens affirment avoir pris le volant après avoir consommé de l’alcool, comparativement à 40 % au Québec. 6 % des conducteurs témiscabitibiens ont pris leur automobile après avoir consommé plus d’alcool que la limite permise; à cet égard, la moyenne québécoise se situe à 8 %.

Les conducteurs de la région sont plus responsables. On fait davantage attention. Peut-être qu’on prend un verre de trop de temps en temps, mais on s’arrange plus qu’ailleurs pour ne pas conduire avec les facultés affaiblies, se réjouit M. Sacy.

Surveillance policière

Depuis quelques semaines, la Sûreté du Québec (SQ) a par ailleurs intensifié la surveillance pour ce qui est des cas de conduite en état d'ébriété.

Ce n’est pas un secret, nos policiers intensifient vraiment leur présence pour cibler les conducteurs qui auraient les capacités affaiblies. [Cela concerne] l’ensemble des policiers du Québec, donc tous les corps de police municipaux, provinciaux, voire la GRC. Le but est vraiment de sauver des vies, explique Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole de la SQ.

Photo officielle d'Audrey-Anne Bilodeau.

La sergente Audrey-Anne Bilodeau, agente d'information de la Sûreté du Québec (archives).

Photo : Photo officielle

La sergente Bilodeau rappelle aussi qu'à tout moment, un automobiliste doit se soumettre à un test qu'un agent de police lui demanderait de subir.

On peut exiger des dépistages obligatoires sans avoir à expliquer à la personne toutes les petites observations qu’on a pu faire. La personne doit s’y soumettre. C’est stipulé dans la loi. Si elle ne se soumet pas, elle est passible d’accusations criminelles et pénales en plus de voir son permis de conduire révoqué, précise-t-elle.

L'opération de prévention en matière d'alcool au volant spécifique à la période des Fêtes doit prendre fin le 3 janvier.

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