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Tour d’horizon d’un Canada touché par la pandémie d’un océan à l'autre

Une infirmière montre à une jeune femme à se servir du test.

Une infirmière montre à de jeunes femmes comment utiliser le test rapide de dépistage de la COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

La contamination à la COVID-19 atteint des sommets un peu partout au pays alors que la transmission communautaire du variant Omicron est bien installée.

Au cours de la période du 23 au 29 décembre, 25 332 nouveaux cas d'infection à la COVID-19 ont été signalés en moyenne chaque jour au pays, soit une augmentation de 141 % par rapport à la semaine précédente, a indiqué l'administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam.

Mme Tam estime qu’Omicron est en train de détrôner rapidement Delta comme variant dominant et que la situation au pays pourrait rapidement devenir incontrôlable.

C’est au Québec et en Ontario que la situation est la plus préoccupante. Les deux provinces les plus populeuses du pays ont enregistré au-delà de 16 000 cas chacune le 31 décembre. En effet, l'Ontario a recensé16 713 cas, et le Québec, 16 461.

Avec 1012 cas actifs pour 100 000 habitants, le Québec demeure la province la plus touchée.

Devant une hausse qui semble incontrôlable, la plupart des provinces ont opté pour un report de la rentrée scolaire de janvier. C’est le cas non seulement au Québec mais aussi au Nouveau-Brunswick, en Ontario, au Manitoba, en Colombie-Britannique et en Alberta, notamment. Seule la Saskatchewan a clairement indiqué qu’elle ne compte pas reporter le retour sur les bancs d’école.

Personne n’a encore suivi l’exemple du gouvernement Legault, qui a imposé un couvre-feu, mais dans plusieurs provinces, les rassemblements privés à l’intérieur sont limités à un nombre restreint de personnes, tandis que la capacité des salles de spectacle et des restaurants a été revue à la baisse.

Centres de dépistage débordés

Un laboratoire où sont analysés des prélèvements pour le dépistage de la COVID -19.

Un laboratoire de dépistage de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Partout au pays, les centres de dépistage ne suffisent plus à la tâche. Craignant une pénurie de tests PCR, la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick les réservent maintenant aux personnes appartenant à des groupes jugés plus à risque ou prioritaires. On recommande aux autres de faire un test rapide à la maison et de s’isoler si le résultat est positif.

D’ailleurs, l’Ontario, la Saskatchewan, l'Alberta et le Nouveau-Brunswick ont réduit la durée de la quarantaine de dix à cinq jours pour certaines catégories de personnes, notamment celles qui sont adéquatement vaccinées.

La décision de Québec de ramener au travail des travailleurs essentiels déclarés positifs à la COVID-19 mais asymptomatiques n’a pas trouvé d’écho ailleurs au pays.

La Nouvelle-Écosse envisage toutefois de demander aux employés de la santé qui ont eu un contact rapproché avec une personne déclarée positive à la COVID-19 de rentrer au travail si le besoin s’en faisait sentir.

Une infirmière s'occupe d'un patient aux soins intensifs en Ontario.

Les hôpitaux ontariens ont suspendu les chirurgies non urgentes jusqu'à nouvel ordre pour faire place aux patients infectés par la COVID-19.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Les hospitalisations sont encore en dessous du pic de la première vague (mai 2020), mais on s’en approche dangereusement dans plusieurs provinces, où un nombre considérable de travailleurs de la santé sont absents.

Au Québec, 1063 personnes sont hospitalisées à cause de la COVID-19. En Ontario, ce nombre s'élève à 1157.

Les interventions chirurgicales non urgentes ont été reportées presque partout afin de donner un peu de répit au réseau. Au Nouveau-Brunswick, on demande aux citoyens de ne pas se rendre à l’urgence, sauf en cas d’absolue nécessité.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Par ailleurs, au moment où la majorité des provinces entament le processus de vaccination avec la troisième dose, l’Ontario a commencé à administrer une quatrième dose de vaccin aux personnes âgées qui vivent en milieu collectif si trois mois se sont écoulés depuis qu'elles ont reçu leur troisième dose.

La campagne de vaccination pour la troisième dose est lancée pour les 18 ans et plus en Ontario.

Le Manitoba, pour sa part, commencera à donner une quatrième dose aux personnes immunodéprimées.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, a bien résumé l'état d'esprit qui règne au pays :

« Pendant la majeure partie de la pandémie, notre objectif a été de contenir le virus. Avec la présence d'Omicron, cela n'est plus possible. Maintenant, nous devons nous concentrer sur la réduction des répercussions sur notre système de santé et sur nos citoyens vulnérables. »

— Une citation de  La Dre Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick
Avec les informations de La Presse canadienne

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