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Le monde fête un deuxième Nouvel An sous l’ombre de la COVID-19

Un spectacle pyrotechnique au-dessus de Londres, la nuit.

Des feux d'artifices au-dessus de la ville de Londres, le 1er janvier 2022.

Photo : Getty Images / Rob Pinney

Agence France-Presse

Le monde célèbre samedi le passage à la nouvelle année avec des festivités souvent restreintes en raison de la COVID-19, entamant une troisième année de pandémie sur fond d'explosion des contaminations et de timides signes d'espoir pour 2022.

L'émergence du variant Omicron, particulièrement contagieux, à la fin de l'année 2021, a fait dépasser le million de cas quotidiens de coronavirus pour la première fois, selon un décompte de l'AFP. Officiellement, plus de 5,4 millions de personnes sont mortes depuis que le virus a été identifié pour la première fois en Chine en décembre 2019.

Le Royaume-Uni, les États-Unis et même l'Australie, longtemps restée à l'abri de la pandémie, battent des records de nouveaux cas.

Des feux d'artifice au-dessus d'un pont.

Le Nouvel An à Londres.

Photo : Getty Images / Leon Neal

La France a annoncé à son tour jeudi que le variant Omicron était désormais majoritaire sur son territoire. Toutefois, dans ses vœux à la nation, le président français Emmanuel Macron s'est déclaré résolument optimiste, souhaitant que 2022 soit aussi l'année de sortie de l'épidémie.

Les îles Kiribati, dans le Pacifique, ont été les premières à célébrer la nouvelle année à partir de 5 h vendredi (heure de Montréal). Mais de Séoul à Mexico ou encore à San Francisco, de nombreuses festivités ont été, une nouvelle fois, annulées ou sévèrement encadrées.

Un couple s'embrasse dans la foule à Paris.

Le Nouvel An à Paris.

Photo : AFP / MARTIN BUREAU

À Paris, où le traditionnel feu d'artifice de la Saint-Sylvestre a été annulé, des milliers de touristes et de badauds – beaucoup moins nombreux qu'avant la pandémie – ont déambulé sur l'avenue des Champs-Élysées, bordée d'arbres scintillants, où les policiers contrôlaient le port du masque, à nouveau obligatoire.

Tout est fermé aux Pays-Bas, donc on est mieux ici. Je vais rester jusqu'à minuit, voir les lumières, après on ne sait pas trop, explique Koen, un touriste néerlandais de 22 ans venu à Paris pour le réveillon avec sa petite amie.

Le tour du monde

En plein cœur de Madrid, le traditionnel rassemblement à la Puerta del Sol a réuni quelque 7000 personnes pour avaler des grains de raisin au son des 12 coups de minuit.

À Sydney, ville qui se vante habituellement d'être la capitale mondiale du Nouvel An, la foule était inhabituellement peu nombreuse sur le port pour assister au traditionnel feu d'artifice.

Des feux d’artifice.

Des feux d’artifice explosent au-dessus de l’Opéra de Sydney pendant les célébrations du Nouvel An, samedi 1er janvier 2022.

Photo : AP / Dean Lewins

J'essaie juste de me concentrer sur les choses positives survenues cette année plutôt que sur les négatives, disait Melinda Howard, une étudiante en médecine de 22 ans.

À Dubaï (Émirats arabes unis), 36 feux d'artifice sur 29 sites ont embrasé la ville. Les fêtards se sont rassemblés dès le début de la soirée pour assister au spectacle de la plus haute tour du monde, la Burj Khalifa.

Au Brésil, deuxième pays le plus endeuillé par la pandémie après les États-Unis, Rio de Janeiro a réduit la voilure pour ses célébrations, qui attirent annuellement trois millions de touristes sur la célèbre plage de Copacabana. Cette année, les concerts ont été annulés, l'accès au quartier restreint, et la pluie de l'été tropical s'est invitée.

Vendredi, trois heures avant l'entrée dans 2022 et les 16 minutes de feux d'artifice au-dessus de la baie, seul un nombre limité de fêtards – pour la plupart habillés de blanc comme le veut la tradition – avait répondu présent.

Je m'attendais à voir bien plus de gens, que ce soit stressant, dit à l'AFP Alejandra Luna, une touriste colombienne de 28 ans, mais c'est calme, ça me plaît.

En Afrique du Sud, premier pays à avoir signalé le nouveau variant fin novembre, le couvre-feu nocturne en vigueur depuis 21 mois et qui s'était réduit aux heures comprises entre minuit et 4 heures a été levé.

Des feux d'artifice.

Bangkok, la capitale de la Thaïlande, samedi 1er janvier 2022.

Photo : AP / Wason Wanichakorn

Des États-Unis à la Russie

À New York, les fêtards ont commencé à se regrouper vendredi après-midi sur l'emblématique Times Square, au cœur de Manhattan, pour assister au compte à rebours juste avant minuit et au lâcher de la boule et des confettis qui marque l'entrée dans la nouvelle année.

Le maire Bill de Blasio avait promis que la fête aurait lieu, mais avec seulement 15 000 personnes sur Times Square au lieu de 60 000, toutes masquées et vaccinées.

À l'image d'un couple d'Afro-Américains venus spécialement de Memphis (Tennessee) : Voir le lâcher de la boule, c'est notre rêve et on s'est fait vacciner pour ça, admet devant l'AFPTV Chroni Spokes.

Le président américain Joe Biden a appelé vendredi à l'unité pour la nouvelle année dans un message vidéo, saluant des Américains extraordinaires.

En Russie, le président Vladimir Poutine a évoqué l'épidémie de COVID-19 dans ses vœux télévisés, sans citer le chiffre de plus de 600 000 morts établi la veille par l'agence nationale des statistiques – deux fois plus que le chiffre communiqué par le gouvernement –, qui place le pays parmi les plus endeuillés au monde.

Les experts espèrent que l'année 2022 marquera une nouvelle phase, moins meurtrière, de la pandémie.

La distribution de vaccins à environ 60 % de la population mondiale laisse entrevoir une lueur d'espoir, bien que certains pays pauvres n'y aient toujours qu'un accès limité et qu'une frange de la population y reste réticente.

Mais l'Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit de prochains mois éprouvants; son chef, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dit redouter que le variant Omicron, plus transmissible, circulant en même temps que Delta, entraîne un tsunami de cas.

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