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Les nouvelles mesures du gouvernement Legault ne font pas l’unanimité

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Les élèves vont prolonger leurs vacances jusqu'au 17 janvier 2022.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les mesures énergiques annoncées jeudi soir par le premier ministre François Legault pour briser la vague du variant Omicron de la COVID-19 ont suscité de nombreuses réactions dans le monde scolaire, économique et politique.

C'est un choc : c'est en ces mots que Martin Vézina, de l'Association Restauration Québec (ARQ), a qualifié, au cours d'une entrevue avec Radio-Canada, la fermeture des salles à manger des restaurants.

C'est aussi une situation difficile, a-t-il martelé avant de rappeler que certains exploitants sont obligés de liquider leurs inventaires d'ici demain à 17 h et d'annoncer plusieurs mises à pied au cours des prochains jours dans le secteur de la restauration.

« Le moral est bas, les gens vont quitter le bateau et aller travailler ailleurs.  »

— Une citation de  Martin Vézina

Réactions mitigées du monde scolaire

Chez les parents d'élèves, l'heure est à la frustration et à l'inquiétude, dit Kevin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec, qui ne veut pas entendre le mot possible employé par M. Legault en ce qui concerne l'enseignement à distance.

Pour lui, l'école à la maison doit être réelle et généralisée à tous les élèves du Québec. Toutefois, M .Roy n'est pas contre la décision de reporter le retour en classe en présentiel le 17 janvier.

« Ça fait deux ans que nous sommes en pandémie. Les écoles doivent absolument être prêtes à donner de l'enseignement en ligne le plus rapidement possible quand on décide d’une fermeture et non dire qu'il y en aura si c'est possible. »

— Une citation de  Kevin Roy

Les élèves qui n'auront pas accès à l'enseignement en ligne risquent de décrocher, fait-il savoir.

Même son de cloche chez le président de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), Sylvain Mallette, qui émet des critiques contre Québec.

« L'objectif est de continuer à répondre aux besoin des élèves. En ce qui concerne le réseau scolaire, le gouvernement est toujours en réaction, très peu en anticipation. Ça nourrit l'instabilité dans le réseau. »

— Une citation de  Sylvain Mallette

La décision de M. Legault de faire revenir les élèves en classe le 17 janvier est bien accueillie par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente 125 000 membres du personnel de l’éducation.

Dans le contexte actuel et devant la flambée des contaminations, repousser le retour en classe en présentiel nous semble la chose à faire, même si personne ne souhaite voir perdurer l’enseignement virtuel sur une longue période, a affirmé par communiqué le président de la CSQ, Éric Gingras.

« Le plus important, maintenant, sera de tout mettre en œuvre pour ouvrir nos établissements scolaires de façon sécuritaire pour tous. »

— Une citation de  Éric Gingras

L'opposition comprend mais critique le gouvernement

Le monde politique a aussi commenté les décisions du premier ministre sur les réseaux sociaux.

La cheffe de l'opposition officielle, Dominique Anglade, a été la première personnalité à réagir : Ce soir, personne ne peut remettre en question la gravité de la situation. Toutefois, la grande majorité des Québécois et des Québécoises ont respecté leur part du contrat en se faisant vacciner et en suivant les règles. Mais François Legault n’a pas rempli sa part, écrit-elle sur son compte Twitter.

Elle est suivie par Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire, qui estime que les Québécois paient le prix du manque de préparation de la CAQ.

Toutefois, il prend acte des nouvelles restrictions et demande à tout le monde de les respecter. Malgré l’exaspération et la fatigue, il ne faut pas désespérer, a-t-il écrit sur Twitter.

Quant au chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, il demande plus de transparence dans la lutte contre la COVID-19.

« Le premier ministre répète souvent le mot "transparence" dans les derniers jours. Peut-il alors nous fournir, en toute transparence, l’avis scientifique à l’origine de sa décision d’imposer le seul couvre-feu en Amérique du Nord et notamment quant à l’impact de la mesure sur la santé mentale? »

— Une citation de  Paul St-Pierre Plamondon

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